Bourse : l'accord sino-américain ne change rien, les places européennes font du surplace
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Bourse : l’accord sino-américain ne change rien, les places européennes font du surplace

La Bourse de Paris a fini très légèrement dans le vert jeudi (+0,11%), peinant à trouver une orientation franche au lendemain de la signature d’un premier accord commercial sino-américain.

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La Bourse de Paris en panne d’inspiration (+0,11%) après l’accord sino-américain

L’indice CAC 40 a grignoté 6,42 points à 6.039,03 points, dans un volume d’échanges moyen de 3,2 milliards d’euros. La veille, il avait fini en léger recul de 0,14%. Après une petite hausse en début de séance, la cote parisienne a passé l’essentiel de la séance à proximité de l’équilibre. "Le marché est resté longtemps dans l’expectative de cet accord commercial, qui le rassure, mais quin’apporte pas non plus la perspective d’une modification de la politique tarifaire et n’est donc pas de nature à faire monter les indices", a souligné auprès de l’AFP Frédéric Rozier, gérant de portefeuille à Mirabaud France.

Après plus de 18 mois de bras de fer commercial, les deux premières puissances mondiales ont signé un accord mercredi. Pékin s’est engagé à acheter pour 200 milliards de dollars de produits américains supplémentaires au cours des deux prochaines années, afin de réduire le déséquilibre commercial entre les deux pays, grande revendication de Washington. L’accord contient également des dispositions relatives à la protection de la propriété intellectuelle et aux conditions de transfert de technologies, autres grandes exigences des États-Unis.

"Depuis six séances, le marché parisien butte sur les 6.060 points etest désormais dans l’attente des résultats d’entreprises, après une première salve plutôt correctes pour les banques aux États-Unis", a poursuivi M. Rozier. "C’est aussi assez logique que la cote qui a gagné quasiment 10% entre mi-octobre et fin décembre soit en mode pause avant des publications qui vont donner la direction, mais peuvent aussi générer de la volatilité pour les entreprises qui ne répondront pas aux attentes", a analysé l’expert.

"Les statistiques du jour, toujours robustes auxÉtats-Unis ont rassuré, mais pour le moment en Europe, les investisseurs n’ont pas envie d’aller plus haut", selon lui. Du côté des indicateurs, la croissance chinoise sera supérieure à 6% pour 2019 et en Allemagne, le taux d’inflation est bien remonté à 1,5% sur un an en décembre. Aux États-Unis, les ventes au détail ont progressé de 0,3% en décembre sur un mois, comme attendu par les analystes. Les investisseurs ont également pris connaissance du compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la BCE, la première sous la présidence de Christine Lagarde.

Les gouverneurs de la Banque centrale européenne se sont inquiétés en décembre des "effets secondaires" liés à la politique monétaire généreuse. Sur le terrain des valeurs, l’automobile a souffert en dépit d’une progression du marché automobileeuropéen en 2019 pour la sixième année de suite. Faurecia a reculé de 1,44% à 45,76 euros, Valeo de 1,72% à 30,79 euros tandis que Peugeot a perdu 0,20% à 19,92 euros et Renault 1,16% à 39,53 euros.

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