Bourse : un coup de blues et ça repart ! Le CAC 40 s'envole +3.42%
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Bourse : un coup de blues et ça repart ! Le CAC 40 s’envole +3.42%

La Bourse de Paris a fini d’humeur optimiste (+3,42%) vendredi, soutenue par l’espoir d’une reprise progressive de l’activité économique à l’heure où plusieurs pays commencent à déconfiner, ainsi que par la perspective d’un possible traitement contre le coronavirus.

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La Bourse de Paris achève la semaine avec optimisme (+3,42%)

L’indice CAC 40 a gagné 148,85 points à 4.499,01 points, dans un volume d’échanges important de 4,8 milliards d’euros. La veille, il avait fini quasiment à l’équilibre . La cote parisienne a débuté en forte hausse et ne s’est pas départie de son entrain par la suite. Au cours de la semaine écoulée, le CAC 40 a perdu 1,04%. Depuis le 1er janvier, il a reculé de 25,11%. "Globalement, nous avons eu une semaine un petit peu en dents de scie" mais qui "finit plutôt bien", résume auprès de l’AFP Andrea Tuéni, analyste chez saxo banque. Plusieurs facteurs expliquent cette "humeur optimiste" du jour, selon lui : "pendant toute la semaine, on a beaucoup parlé de déconfinementet du fait que les économies pouvaient repartir".
"Donald Trump s’est à nouveau montré assez enthousiaste dans cette volonté de reprise d’activité même s’il n’a pas vraiment dévoilé d’agenda", complète-t-il.

Le plan du président américain, qui prévoit que 29 Etats sur 50 puissent rouvrir bientôt, et le ralentissement du rythme de propagation de l’épidémie en Europe, confèrent aux intervenants de marché plus de visibilité sur une sortie de crise. L’Allemagne compte rouvrir prochainement ses magasins et à partir du 4 mai, écoles et lycées. Le déconfinement est aussi en chemin au Danemark, en Autriche, en Italie et en Suisse. "Il y a aussi pas mal de bruit autour d’un médicament (du laboratoire américain) Gilead qui a montré a priori une efficacité dans le traitement du coronavirus, ce qui donne de l’espoir aux investisseurs qui ont envie de croire à un remède", complète M. Tuéni. Côté indicateurs, les chiffres de la croissance chinoise publiés vendredi montrent un PIB en recul de 6,8% sur un an au 1er trimestre, du jamais vu depuis l’établissement des statistiques trimestrielles au début des années 1990. "C’est assez rare d’avoir un chiffre pareil en Asie. Cela a été un facteur plutôt négatif mais qui était globalement attendu et est également compensé par les nouvelles positives qu’on a eu en parallèle", note M. Tuéni. En Chine toujours, les ventes de détail, quidonnent une bonne mesure de la consommation, ont chuté de plus de 15,8% en mars sur un an tandis que la production industrielle s’est ressaisie avec un recul de seulement 1,1%.

Le marché automobile européen, déjà en recul les mois précédents, s’est quant à lui effondré de 55,1% enmars.

Sur le front des valeurs, le secteur aéronautique, laminé par la crise du coronavirus, a pris sa revanche, galvanisé par l’annonce de Boeing qui reprendra graduellement, dès la semaine prochaine, sa production d’avions commerciaux aux Etats-Unis.

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