Bourse : un virus chinois moins virulent que celui de la grippe, mais le CAC 40 baisse de -1.25% sur la semaine
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Bourse : un virus chinois moins virulent que celui de la grippe, mais le CAC 40 baisse de -1.25% sur la semaine

La Bourse de Paris s’est offert un net rebond (+0,88%) vendredi, soulagée par le message rassurant de l’OMS au sujet du coronavirus chinois ainsi que par les mesures prises par les autorités du pays pour contenir la propagation de l’épidémie.

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Le virus de la grippe, c’est plus de 8.000 morts en France en 2019. La peur d’un corona virus mutant fait donc son apparition dans les salles de marché. Une nouvelle crainte ponctuée par les premiers cas avérés aux USA et en France. Lors des fêtes du nouvel an lunaire.

La Bourse de Paris redresse la barre (+0,88%), moins inquiète du virus chinois

L’indice CAC 40 a gagné 52,47 points à 6.024,26 points, dans un volume d’échanges modéré de 3,7 milliards d’euros. La veille, il avait fini en baisse de 0,65%. Au cours de la semaine écoulée, l’indice a reculé de 1,25%. Depuis le début de l’année, ses gains s’élèvent à 0,77%. La place parisienne a débuté dans le vert et s’y est maintenue durant toute la séance, repassant au-dessus des 6.000 points. Les places de Chine continentale, Shanghai et Shenzhen, sont quant à elles restées fermées en raison du long congé du Nouvel An chinois.
"C’est vraiment le contexte lié à cette question du virus" qui focalise l’attention des marchés, "tout le reste passant au second plan", a commenté auprès de l’AFP Alexandre Baradez, analyste chez IG France. Le marché "est remonté parce qu’hier l’OMS a indiqué qu’il n’y avait pas d’urgence internationale", a-t-il complété.

Confinement de 40 millions de personnes

La Chine a intensifié ses efforts pour contenir la propagation d’un nouveau virus tueur avec le confinement de plus de 40 millions de personnes, tandis que nombre de festivités pour le Nouvel An lunaire samedi ont été annulées et que des sites populaires ont été fermés aux visiteurs. Le bilan officiel de la maladie causée par ce coronavirus apparu en décembre sur un marché de Wuhan, une ville du centre de la Chine, s’est encore aggravé vendredi, avec 26 morts sur un total de 830 personnes contaminées dont 177 jugés graves.

Des premiers cas aux USA et en France

Mais le mouvement haussier de la place de Paris s’est "un peu tassé" par la suite "parce qu’aux Etats-Unis, il y a eu deux cas certifiés" et "il y aurait une soixantaine de cas suspects sous surveillance, ce qui a refroidi un petit peu les marchés", selon lui. Une femme sexagénaire revenue de Wuhan le 13 janvier et habitant Chicago a été infectée par le nouveau coronavirus chinois, ont confirmé vendredi les Centres de contrôle et de prévention des maladies , le second cas aux Etats-Unis. Reste que "tous les marqueurs classiques d’aversion au risque sont allumés" avec les grandes classes d’actifs - pétrole, devises et taux - montrant des signaux de prudence, alors que la partie actions pour l’instant tient bien", a encore constaté M. Baradez. Côté indicateurs, la croissance de l’activité privée en zone euro a stagné en janvier, selon l’indice PMI composite du cabinet Markit. Mais l’expansion du secteur des services s’est poursuivie et le plus fort de la crise dans l’industrie manufacturière semble être passé. Au Royaume-Uni, l’activité dans le secteur privé a fortement rebondi en janvier après la victoire de Boris Johnson aux législatives, progressant pour la première fois en cinq mois. Par ailleurs, les présidents des institutions européennes ont signé vendredi l’accord de divorce entre le Royaume-Uni et l’UE et l’ont transmis au Parlement européen pour ratification le 29 janvier, dernier acte en vue de finaliser la rupture d’une union tumultueuse.

L’Union européenne a enoutre annoncé la nomination d’un premier ambassadeur auprès du Royaume-Uni, qui prendra ses fonction à partir du 1er février, au lendemain du Brexit.

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