Coronavirus/immobilier : ce que l'état d'urgence change pour le logement
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Coronavirus/immobilier : ce que l’état d’urgence change pour le logement

Coronavirus : trêve hivernale repoussée jusqu’à fin mai, permis de construire valables plus longtemps et mandats de syndic prolongés dans les copropriétés. Ce sont les conséquences pour le logement des ordonnances publiées jeudi dans le cadre de l’état d’urgence face au Covid-19.

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Coronavirus : ce que l’état d’urgence change pour le logement

La trêve hivernale, qui empêche d’expulser des locataires même en cas d’impayé, "est prolongée jusqu’au 31 mai 2020", dit l’une des 25 ordonnances publiées au lendemain de leur adoption par le gouvernement pour faire face à la crise économique et sanitaire liée au coronavirus. Ce prolongement signifie aussi que les fournisseurs d’électricité, de gaz et de chauffage ne pourront interrompre leurs services en cas de non-paiement pendant la même période.

Mandats de syndics prolongés

Egalement importante pour le logement, une autre ordonnance précise les modalités de prolongement des mandats des syndics dans les copropriétés, dans l’incapacité de tenir des assemblées générales pour les renouveler ou non. Les contrats des syndics, organismes le plus souvent professionnels qui gèrent les copropriétés pour le compte des propriétaires, seront prolongés jusqu’à l’entrée en vigueur des décisions de la prochaine assemblée générale à pouvoir se tenir. Ces décisions devront prendre effet "au plus tard six mois après la date de cessation de l’état d’urgence sanitaire", précise l’ordonnance. Celui-ci ayant été déclaré pour deux mois à partir du 24 mars, cela signifie que l’adoption d’un nouveau syndic, ou le prolongement de celui déjà en place, devront être effectifs d’ici à fin novembre.

Prolongation des permis de construire

Enfin, une troisième ordonnance concerne les permis de construire, puisqu’elle prolonge la validité des autorisations administratives qui auraient expiré pendant l’état d’urgence. Les "autorisations, permis et agréments sont proro(gés) de plein droit jusqu’à l’expiration d’un délai de deux mois suivant la fin de cette période", donc jusqu’à fin juillet, détaille l’ordonnance.

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