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Épargne réglementée : 751 milliards d’euros d’encours en 2018, en hausse de +2.50%, le livret A superstar

L’épargne réglementée des ménages français a atteint 751 milliards d’euros en 2018, en hausse de 2,5% en un an sous l’impulsion du livret A, selon un rapport publié jeudi par la Banque de France.

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Le livret A soutient encore la hausse de l’épargne réglementée en 2018

Cet encours représente 15% du patrimoine financier des ménages de l’Hexagone qui au total se chiffre à 5.002 milliards d’euros, indique la banque centrale dans un communiqué.

Cette augmentation est essentiellement soutenue par le livret a -sur lequel les particuliers ont placé 11 milliards d’euros supplémentaires en 2018- et le livret de développement durable et solidaire , descendant du ldd élargi au financement de l’économie sociale et solidaire, dont l’encours a augmenté de 3 milliards d’euros.

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Livret A superstar

En 2018, le nombre de livrets A s’est stabilisé à 55 millions en 2018. En moyenne, quelque 4.800 euros sont placés sur les livrets A des Français,qui sont 82% à détenir ce type de placement.

Le livret A confirme sa popularité malgré un taux de rémunération à son plus bas niveau historique, à 0,75%, depuis trois ans. Ce taux se maintiendra stable jusqu’au 31 janvier 2020, souligne la Banque de France.

Sa méthode de calcul fait débat, celui-ci étant actuellement en-deçà du taux d’inflation, évalué en moyenne à 1,8% en 2018 et à 1,2% en juin, selon la dernière estimation provisoire de l’Insee.

"Malgré une rémunération nette d’inflation négative, en moyenne, en 2018, le livret A reste attractif du fait de ses avantages en matière de liquidité, de garantie des dépôts et de fiscalité", souligne Emmanuel Charron, secrétaire général de l’Observatoire de l’épargne réglementée, cité dans le rapport.

Le LEP fait grise mine

En revanche, le livret d’épargne populaire (lep), soumis à un plafond de ressources mais présentant une rémunération plus avantageuse (1,25 % net d’impôts), n’a pas bénéficié de la promotion qui lui a été faite par les banques, son nombre diminuant de 260.000 comptes en 2018.

Selon l’observatoire, il est "nécessaire de faciliter la vérification des conditions d’éligibilité des ménages, la démarche actuelle reposant sur la mise à disposition de leur avis d’imposition trouvant ses limites", précisant que des actions visant à simplifier cette procédure étaient engagées.

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