La Bourse de Paris finit la semaine du bon pied après l'emploi américain (+0,56%)
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La Bourse de Paris finit la semaine du bon pied après l’emploi américain (+0,56%)

La Bourse de Paris a fini la semaine en hausse (+0,56%), dynamisée par des créations d’emplois solides aux États-Unis et une embellie inattendue du secteur manufacturier chinois.

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La Bourse de Paris finit la semaine du bon pied après l’emploi américain (+0,56%)

L’indice CAC 40 a gagné 32,03 points vendredi à 5.761,89 points, dans un volume d’échanges peu étoffé de 2,7 milliards d’euros. La veille, il avait fini en recul de 0,62%.

La cote parisienne a démarré le mois de novembre sur une note modérément positive avant d’accélérer le pas dans la foulée de la publication du rapport mensuel sur l’emploi aux États-Unis en octobre.

Au cours de la semaine écoulée, l’indice a gagné 0,69%. Ses gainsdepuis le 1er janvier atteignent 21,80%.

"Le marché commence le mois sur une tonalité positive", a souligné auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, gérant actions chez Dôm Finance.

"Comme il n’y a pas de résultats d’entreprises en cette journée fériée en France, l’essentiel de l’impulsion est venue de l’actualité macroéconomique, avec une activité supérieure aux prévisions en Chine et surtout de très bons chiffres d’emploi aux États-Unis", a complété l’expert.

L’activité manufacturière en Chine a connu en effet en octobre un rebond inattendu, avec sa meilleure performance depuis plus de deux ans, tandis que les créations d’emplois aux États-Unis sont restées solides en octobre, s’élevant à 128.000, un peu plus que prévu.

"Ces chiffres témoignent encore de la vigueur du marché de l’emploi américain", a noté M. Larrouturou.

L’activité du secteur manufacturier aux États-Unis a pour sa part continué de se contracter en octobre mais à un rythme plus lent que le mois précédent. Parmi les composantes de cet indice ISM, les nouvelles commandes sont à 49,1%, en progression de 1,8 point par rapport à septembre.

Selon l’expert de Dôm Finance, "toutes ces statistiques renforcent les investisseurs dans l’idée que le point bas a peut-être été atteint et que l’activité va maintenant remonter doucement, surtout si un accord commercial entre la Chine et les États-Unis est trouvé".

Sur ce point les préoccupations ont ressurgi jeudi après une information de l’agence de presse Bloomberg, selon laquelle les autorités chinoises ont manifesté un certain scepticisme à l’égard des perspectives d’un accord de long terme entre la Chine et les États-Unis.

Mais pour M.Larrouturou, "au-delà des hauts et des bas provoqués par chaque information sur ce dossier, le marché reste persuadé qu’il y aura un accord tôt ou tard".

Les bonnes nouvelles macroéconomiques ont en tout cas pris le pas vendredi sur ce dossier, et ce, malgré l’annonce en fin de séance de l’autorisation donnée par l’Organisation mondiale du commerce à Pékin d’imposer des sanctions sur 3,6 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros) de produits américains par an, dans un litige vieux de six ans.

 Les minières en forme -

Sur le terrain des valeurs, Amundi (+5,78% à 67,70 euros) a continué à profiter des bons résultats publiés la veille avec une collecte record et un bénéfice net en hausse de 4% au troisième trimestre 2019.

Les titres liés aux matières premières ont profité du regain d’optimisme. ArcelorMittal a bondi de 6,03% à 14,03 euros, Eramet de 3,33% à 46,23 euros et Aperam de 4,64% à 23,92 euros.

Airbus a avancé de 1,21% à 129,98 euros, porté par une commande de la compagnie vietnamienne Vietjet pour une valeur au prix catalogue d’au moins 1,8 milliard de dollars.

Air France-KLM aencore souffert (-1,17% à 10,55 euros) au lendemain de la publication d’un bénéfice net trimestriel en chute de plus de moitié par rapport à il y a un an.

Le secteur automobile a profité de la hausse des immatriculations françaises de 8,74% sur un an en octobre : PSA s’est adjugé2,91% à 23,36 euros et Renault 2,11% à 46,73 euros.

abx/sbo/eb

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