La Bourse de Paris reste méfiante (-0,30%)
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La Bourse de Paris reste méfiante (-0,30%)

La Bourse de Parisévoluait de nouveau dans le rouge mercredi matin (-0,30%), en raison du retour des inquiétudes sanitaires et des doutes sur le rythme de la reprise économique.

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La Bourse de Paris reste méfiante (-0,30%)

A 09H50 , l’indice CAC 40 perdait 15 points à 5.028,68 points. La veille, il avait fini en repli de 0,74%.

La tendance haussière "provoquée par le gouvernement chinois sur la bourse de Shanghai" et qui s’est répandue lundi dans toutes les bourses mondiales "s’est rapidement dissipée", juge Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.

"Les inquiétudes concernant le nombre croissant de nouveaux cas de Covid, les perspectives d’une reprise post-crise lente et irrégulière, surmontées par Donald Trump menaçant la Chine de décrets supplémentaires" pèsent sur le CAC 40, continue-t-elle.

Sur le plan sanitaire, les Etats-Unis continuent de battre des records de contaminations avec 60.000 nouveaux cas et 1.100 morts pour la seule journée de mardi. Le président Donald Trump a indiqué avoir notifié le retrait de son pays de l’OMS, qu’il avait précédemment critiquée pour sa gestion de la crise.

Les indicateurs économiques de la semaine précédenteont été meilleurs qu’attendus, mais "aux Etats-Unis, le ralentissement de la tendance est visible depuis la mi-juin et les récentes informations sur le coronavirus forcent les investisseurs à se montrer de plus en plus prudents", note Vincent Boy, analyste marchés chez IG France.

Labaisse des marchés est toutefois toujours contrôlée par les mesures monétaires et budgétaires pour faire face à la crise. "La tendance haussière aux USA est tirée par les aides sans limites de la réserve fédérale et du trésor" plus que "par les données macro et micro économiques", selon M. Boy.

"Le gouvernement américain pourrait raviver la flamme en suggérant de nouvelles aides à venir", estime-t-il, tandis qu’en Europe, les négociations pour le plan de relance de la Commission européenne de 750 milliards d’euros se poursuivent.

"Il est intéressant de souligner, de manière générale, qu’à la moindre faiblesse de Wall Street, les autorités monétaires et ou budgétaires montent immédiatement au créneau pour permettre des milliards supplémentaires" remarque pour sa part Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Levice-président de la réserve fédérale américaine a assuré mardi que son institution "allait faire plus", appuie M. Le Liboux.

Du côté des indicateurs, les investisseurs attendent notamment le rapport hebdomadaire sur les stocks de pétrole aux Etats-Unis.

- TechnipFMC monte après un contrat -

Au niveau des valeurs, Aéroport de Paris perdait 1,23% à 92,40 euros. Le groupe a finalisé le rachat d’une participation de 49% du groupe indien GMR Airports, mais le montant de l’opération a été révisé afin de "prendre en compte l’impact de la pandémie".

Figeac Aero se repliait de 2,51% à 3,89 euros au lendemain de ses résultats, avec une perte nette de 13,8 millions d’euros lors de son exercice 2019-2020. L’équipementier aéronautique n’a pas pris en compte dans son résultat net "l’impact fortement négatif de la revue en cours (de la valeur) des actifs".

TechnipFMC gagnait 4,65% à6,80 euros après l’annonce de la signature d’un "contrat majeur" en Egypte, expression utilisée par l’entreprise quand le montant est supérieur à un milliard de dollars.

Orange progressait de 0,56% à 10,79 euros malgré les critiques du président de l’agence publique de régulationdes télécoms jugeant que l’entreprise "doit faire de la place aux concurrents" sur le marché des télécoms aux entreprises.

fs/vac/cb

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