Le CAC 40 fait du surplace, c'est donc la BCE qui décide en lieu et place des investisseurs (+0,00%)
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Le CAC 40 fait du surplace, c’est donc la BCE qui décide en lieu et place des investisseurs (+0,00%)

La Bourse de Paris manquait de direction lundi matin (+0,00%), dans l’attente des annonces de la Banque centrale européenne (BCE) plus tard dans la semaine, sur fond d’incertitudes liées à la dégradation économique et au Brexit.

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CAC 40, couché, pas bougé

A 09H50 l’indice CAC 40 avançait de 0,66 point à 5.604,13 points. Vendredi, la cote parisienne a clôturé en légère hausse (+0,19%) à 5.603,99 points. "Les prochains jours seront placés sous le signe de la politique monétaire, des deux côtés de l’Atlantique. L’incertitude politique reste importante et pèse sur la croissance mondiale", résument dans une note les analystes d’Aurel BGC.

BCE super star

La réunion jeudi de la Banque centrale européenne — l’avant-dernière sous la présidence de Mario Draghi avant l’arrivée en octobre de Christine Lagarde— constituera sans conteste l’apogée de la semaine avant la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale la semaine suivante.

Macro

Côté macroéconomie, de nouvelles statistiques moroses venues d’Asie ont suscité l’inquiétude des investisseurs. La Chine a dévoilé dimanche une contraction de ses exportations (-1,0%) en août sur fond de différend commercial avec les Etats-Unis. Quant à ses importations, elles ont poursuivi leur repli en août (-5,6% sur un an), à un rythme inchangé par rapport à juillet, dans un contexte de demande intérieure en berne. Quant à la croissance japonaise au 2e trimestre, elle a été revue en baisse à +0,3% par rapport au trois mois précédents, au lieu de +0,4%.

USA, Fed, tweets et autres Trumperies

Sur le plan monétaire, Jerome Powell, le patron de la Banque centrale américaine (Fed), a indiqué vendredi que la Fed était prête à soutenir la croissance américaine même s’il ne prévoit pas de récession à court terme. Evoquant les tensions commerciales, M. Powell a estimé qu’elles retardaient les investissements des entreprises. Washington et Pékin étaient sur le point de signer un accord commercial début mai quand les discussions se sont brutalement arrêtées, la Chine revenant sur tous ses engagements, selon les Etats-Unis. Les tensions ont depuis redoublé d’intensité avec l’entrée en vigueur de droits de douane renforcés par vagues successives, dont la dernièrele 1er septembre. En dépit de ces nouvelles surtaxes réciproques, Pékin et Washington assurent maintenir le dialogue. Des négociateurs des deux pays doivent se retrouver début octobre aux Etats-Unis.

Brexit

Sur le plan politique, les députés britanniques décident lundi s’ils veulent ou non des élections anticipées, souhaitées par le Premier ministre Boris Johnson pour sortir de la crise politique et mettre en oeuvre sa stratégie très critiquée sur le Brexit. Le Parlement sera ensuite suspendu jusqu’au 14 octobre.

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