Les places boursières tiennent le cap, le cours du pétrole tombe au plus bas depuis 1986
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Les places boursières tiennent le cap, le cours du pétrole tombe au plus bas depuis 1986

La Bourse de Paris a fini en hausse lundi (+0,65%), choisissant d’avancer malgré l’effondrement des cours du pétrole, en s’appuyant sur les espoirs d’une remise en marche progressive des économies européennes.

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La Bourse de Paris avance en pleine tempête sur le pétrole (+0,65%)

L’indice CAC 40 a gagné 29,29 points à 4.528,30 points. Vendredi, il avait fini en forte hausse de 3,42%. La cote parisienne a débuté la journée positivement avant de perdre pied, pour finalement revenir dans le vert en toute fin de séance. "La baisse du pétrole a pesé sur les indices", mais "la confirmation de l’amélioration des tendances sanitaires en Europe" a contre-balancé, a expliqué à l’AFP Daniel Larrouturou, unanalyste de Dôm Finance.

Les perspectives encourageantes sur le front sanitaire européen ont en effet été confortées lundi. Jugeant le coronavirus "sous contrôle", l’Allemagne a ainsi entamé son déconfinement. La France, l’Espagne et l’Italie, dont le nombre de malades et de décès baissent, avancent également dans cette direction.
En outre, concernant le pétrole, "un facteur technique a accentué le recul des cours du brut new-yorkais aujourd’hui", a noté M. Larrouturou, pour expliquer que les investisseurs ont en partie relativisé cette chute.

Le prix du baril de pétrole américain a touché son plus bas niveau depuis 1986 sur des marchés qui n’en finissent pas de baisser depuis des semaines, entre paralysie économique, offre trop abondante et guerre des prix. Le contrat sur le WTI pour livraison en mai expirant dans la soirée, ceux qui en détiennent doivent trouver des acheteurs physiques au plus vite. Mais les stocks ayant déjà énormément gonflé aux États-Unis ces dernières semaines, ils sont contraints de brader leurs prix et la baisse est amplifiée. "La baisse est moins prononcée sur le contrat pourlivraison en juin" qui va prendre le relais à partir de demain, a ainsi noté M. Larrouturou.

En revanche, concernant le déconfinement américain, "l’espoir d’un dénouement rapide a été douché ", selon lui. Car "s’il est vivement souhaité par Donald Trump, il appartient au gouverneur de chaque Etat de le mettre en oeuvre, or ces derniers hésitent à faire prendre des risques à leurs citoyens".

En matière de valeurs, de premières publications d’entreprises ont animé la cote parisienne et ont notamment permis à Vivendi de prendre la tête du CAC 40 , porté par des ventes qui ont bondi de 11,9% au premier trimestre.

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