Les places financières de nouveau inquiètes des impacts de l'épidémie, le CAC 40 en légère baisse
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Les places financières de nouveau inquiètes des impacts de l’épidémie, le CAC 40 en légère baisse

La Bourse de Paris a fini en léger recul jeudi (-0,19%), rattrapée par les appréhensions après la réévaluation à la hausse du nombre de contaminations par le coronavirus en Chine.

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La Bourse de Paris rattrapée par les appréhensions liées à l’épidémie (-0,19%)

L’indice CAC 40 s’est replié de 11,59 points pour terminer à 6.093,14 points, dans un volume d’échanges étoffé de 4,2 milliardsd’euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,83%, s’offrant un nouveau record annuel. La cote parisienne a passé la séance dans le rouge. "Les informations venant de Chine sont assez anxiogènes ce qui génère de la prudence même si globalement le marché tient bien", a observé auprès de l’AFP Frédéric Rozier, gérant de portefeuille à Mirabaud France. La Chine a annoncé jeudi plus de 15.000 contaminations supplémentaires par le coronavirus. Un bond record dû à une nouvelle définition plus large des cas d’infection, dépeignant une épidémie plus grave que rapporté jusqu’à présent.

Ailleurs en Asie, pour la première fois une quarantaine a été édictée au Vietnam, dans une commune située près de Hanoï. De son côté, le Japon a annoncé le premier décès sur son territoire. En France, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a estimé que l’épidémie allait amputer la croissance du pays de 0,1 point de pourcentage en 2020. "Les investisseurs se demandent si la situation est totalement sous contrôle et de quelle manière les entreprises vont être affectées", et certains groupes ont commencéà faire des commentaires à ce sujet dans leurs publications, a ajouté M. Rozier. "Tout cela se traduit par une forme de nervosité qui fait que d’un jour à l’autre le marché part dans un sens opposé", selon lui. "Ce qui pose aussi question, c’est qu’il n’y a pas une lecture globaledu tous les marchés : l’aversion au risque est palpable sur le marché des changes, l’or ou la dette, mais les indices se tiennent plutôt bien jusqu’ici".

Du côté des indicateurs, l’inflation en Allemagne s’est accélérée en janvier, atteignant 1,7% sur un an, tandis qu’aux États-Unis l’inflation mensuelle a légèrement ralenti en janvier. Mais ces chiffres sont passés au second plan.

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