La Bourse de Paris atone (-0,08%) après les propos de Powell
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La Bourse de Paris atone (-0,08%) après les propos de Powell

La Bourse de Paris a terminé sans direction (-0,08%) mercredi, ne réagissant pas outre mesure aux propos du président de la Fed Jerome Powell, qui ont validé les attentes du marché quant à une baisse de taux de l’institution dès juillet.

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La Bourse de Paris atone (-0,08%) après les propos de Powell

L’indice CAC 40 a cédé 4,51 points à 5.567,59 points, dans un volumed’échanges ténu de 2,7 milliards d’euros. La veille, il avait fini en baisse de 0,31%.

La cote parisienne, qui a ouvert en léger recul, est ensuite venue s’ancrer à l’équilibre avant d’accélérer à la hausse dans le sillage d’un discours du président de la Fed. Mais l’enthousiasmeest rapidement retombé et l’indice a finalement terminé stable.

"Le discours de Jerome Powell aujourd’hui ne constitue pas une surprise : l’écrasante majorité des investisseurs tablaient sur un discours de cette nature, qui pointe vers une bonne probabilité d’avoir 25 points de base debaisse de taux dès juillet", a relevé auprès de l’AFP Guillaume Garabedian, responsable de la gestion conseillée chez Meeschaert Gestion Privée.

Aussi le marché, qui anticipait largement la tonalité des propos de Jerome Powell, a-t-il "très peu" bougé, selon lui.

Le président de la Banque centrale américaine a laissé la porte ouverte à un prochain abaissement des taux directeurs en dressant un tableau en demi-teinte de l’économie américaine, soumise à des risques persistants.

Dans un discours au Congrès, M. Powell a relevé "les inquiétudes sur la faiblesse de la croissance mondiale" et "les incertitudes autour des tensions commerciales" qui peuvent "avoir un impact sur l’économie américaine".

 "Une assez bonne nouvelle" -

Le patron de la Fed a en outre dévoilé que "beaucoup" de membres du Comité monétaire s’étaient "montrés disposés" à considérer "une politique monétaire un peu plus accommodante" lors de la dernière réunion du 19 juin où la Fed avait laissé les taux inchangés.

"Cela reste quand même en soi une assez bonnenouvelle et cela justifie que du côté des Etats-Unis, on reste perché sur les plus hauts historiques", a complété M. Garabedian.

"Aujourd’hui, il n’y a pas vraiment de raison d’imaginer des mouvements spectaculaires dans les prochains jours", a-t-il ajouté, d’autant que la reprise dudialogue sino-américain sur le front du commerce ne s’accompagne pour l’instant de rien de concret.

Le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin se sont entretenus mardi avec leurs homologues chinois pour tenter de sortir de l’impasse de leur conflit commercial.

Du côté des indicateurs, l’inflation chinoise est restée à un niveau élevé en juin, mais stable par rapport au mois précédent.

En France, la production industrielle a fortement augmenté au mois de mai, grâce notamment à de bons résultats dans la chimie, la pharmacie et les matériels de transport.

Les stocks de pétrole brut ont quant à eux chuté la semaine dernière aux États-Unis bien plus que ce qu’avaient anticipé les analystes, selon les chiffres publiés mercredi par l’Agence américaine d’information sur l’Energie .

Après l’audition de M. Powell devant la Chambre des représentants, les investisseurs seront aussi attentifs à la publication, dans la soirée, des minutes de la dernière réunion de la banque centrale américaine.

 Les parapétroliers montent -

Constamment critiqué par Donald Trump, le président de la Fed a indiqué mercredi qu’il entendait rester "jusqu’à la fin" de son mandat.

En matière de valeurs, le secteur des parapétroliers a tiré la cote, profitant d’un net bond des cours du brut sur fond de baisse plus forte qu’attendu des stocks américains de pétrole. Vallourec a gagné 2,18% à 2,77 euros, CGG 2,17% à 1,79 euro et TechnipFMC 2,11% à 22,30 euros.

Air France-KLM a repris un peu de couleurs (+0,23% à 8,64 euros) après avoir pâti largement de la décision de l’annonce d’une "écocontribution" sur les billets d’avion pour les vols au départ de la France. Cette taxe représenterait un surcoût de plus de 60 millions d’euros par an pour Air France, selon le groupe.

Engie a reculé de 0,68% à 13,83 euros après que le groupe a confirmé qu’il prévoyait d’investir environ 2,5 milliards d’euros entre2019 et 2021 dans les énergies renouvelables, ainsi que son objectif de croissance du résultat opérationnel courant du secteur sur la période 2018-2021.

EDF a fini proche de l’équilibre (+0,09% à 11,12 euros). L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) donne à EDF jusqu’au 31 décembre 2022 pour réaliser "un renforcement complémentaire" sur une portion de la digue protégeant la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) à la suite des travaux effectués sur le site fin 2017.

TFF Group (ex-Tonnellerie François Frères) a perdu 4,81% à 35,60 euros en dépit d’un bénéfice en légère hausse sur son exercice 2018-19, la déception des investisseurs portant sur les marges en retrait par rapport aux anticipations.

jra/tq/LyS

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