La Bourse de Paris atone, surveille les tensions géopolitiques (-0,02%)
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La Bourse de Paris atone, surveille les tensions géopolitiques (-0,02%)

La Bourse de Parisétait atone lundi (-0,02%), dans l’attente de voir comment vont évoluer les relations sino-américaines mais aussi l’escalade en cours entre l’Iran et les Etats-Unis.

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La Bourse de Paris atone, surveille les tensions géopolitiques (-0,02%)

Vers 10H00 , l’indice CAC 40 se repliait de 1,10 point à 5.527,23 points. Vendredi, l’indice parisien avait fini en léger recul (-0,13%).

"Dans l’attente de voir comment vont évoluer les relations sino-américaines et en particulier si les Etats-Unis vont maintenir leur menace de taxer le solde des importations chinoises qui ne font pas encore l’objet de droits de douane supplémentaires, les marchés demeurent soutenus par le discours +colombe+ (NDLR : accommodant) des banques centrales de part et d’autre de l’Atlantique", indique Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

"Il n’est pas impossible que Donald Trump et Xi Jinping trouvent un terrain d’entente sur la nécessaire reprise du dialogue entre les Etats-Unis et la Chine lors du G20 en fin de semaine", ajoute le spécialiste.

Par ailleurs, "les investisseurs vont suivre l’escalade en cours entre l’Iran et les Etats-Unis, qui a peu d’impact sur les Bourses, sauf sur les prix du pétrole".

Même si M. Trump a affirmé vendredi avoir annulé à la dernière minute des frappes contre l’Iran pour éviter un lourd bilan humain, le président américain a annoncé de nouvelles sanctions "majeures" lundi contre l’Iran.

Il aurait aussi, selon la presse américaine, ordonné des représailles sous forme de cyberattaques contre les systèmes de défense iraniens. Mais Téhéran a assuré lundi n’avoir subi aucun dégât à la suite de "cyberattaques".

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo est arrivé lundi en Arabie saoudite pour des consultations sur lestensions entre son pays et l’Iran.

Les Etats-Unis ont demandé la tenue lundi d’une réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l’ONU pour parler des derniers développements liés à l’Iran dans le Golfe.

Par ailleurs, les Etats-Unis ont sanctionné cinq firmes technologiques chinoises, nouvel épisode de la guerre commerciale que se livrent Washington et Pékin, à quelques jours d’un sommet entre les présidents Trump et Xi.

En Asie, les dirigeants de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), réunis en sommet ce week-end à Bangkok, ont avancésur un projet d’accord de libre-échange promu par Pékin, qui associerait 16 Etats de la région Asie-Pacifique, ambitionnant de le boucler fin 2019.

Côté statistiques, les investisseurs s’attarderont sur le baromètre allemand du moral des entrepreneurs pour le mois de juin.

Eurofins chute après une cyberattaque

L’action Eurofins chutait de 4,20% à 360,20 euros, le groupe avertissant qu’une cyberattaque début juin allait probablement affecter ses résultats du deuxième trimestre.

Carrefour avançait de 1,82% à 17,32 euros après l’annonce de lacession de 80% de ses activités en Chine au groupe chinois Suning.com pour un montant de 620 millions d’euros.

Alstom progressait de 1,14% à 41,87 euros. Le constructeur ferroviaire français vise à l’horizon 2023 une hausse moyenne de son chiffre d’affaires d’environ 5%, supérieure àla croissance du marché, et une amélioration de sa marge opérationnelle.

L’action OL gagnait 2,14% à 3,34 euros après que l’Olympique Lyonnais de Jean-Michel Aulas et l’Asvel de Tony Parker ont lié leur destin par une participation minoritaire d’OL Groupe dans les deux clubs de baskets détenus par le néo-retraité des parquets.

Voltalia chutait de 5,94% à 10,30 euros, pâtissant de l’annonce du lancement d’une augmentation de capital d’environ 376 millions d’euros.

Natixis reprenait du poil de la bête après avoir été secouée sur les marchés la semaine dernière (+3,05% à 3,51 euros) en raison d’inquiétudes liées à la liquidité de titres obligataires dans certains fonds de la société de gestion H2O AM.

Scor s’érodait légèrement (-0,56% à 39,16 euros) alors que les discussions entamées entre le réassureur et le groupe mutualiste Covéa pour régler leur différend n’ont pas abouti à ce stade, selon l’autorité de contrôle des banques et des assurances (ACPR) vendredi.

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