(Taux brut, soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique de 30% (PFU ou Flat Tax), ou sur option, à l'imposition sur vos revenus, ajoutés des prélèvements sociaux.)
(Taux épargne réglementée nets d'impôts et des prélèvements sociaux, taux en vigueur au 1er janvier 2018, jusqu'au 1er février 2020)
(Taux nets après déduction de la Flat Tax de 30% sur les placements épargne logement ouverts après le 1er janvier 2018).

La Bourse de Paris cède du terrain face aux doutes entourant la trêve commerciale (-0,82%)

La Bourse de Paris a clôturé dans le rouge mardi (-0,82%), rattrapée par des doutes entourant la trêve commerciale sino-américaine, dans un contexte européen incertain.

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La Bourse de Paris cède du terrain face aux doutes entourant la trêve commerciale (-0,82%)

L’indice CAC 40 a perdu 41,32 points à 5.012,66 points dans un volume d’échanges moyen de 3,2 milliards d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 1%.

La cote parisienne a ouvert en terrain négatif et n’a pas réussi à redresser la tête.

"Le dossier commercial retient l’essentiel de l’attention" des acteurs de marché, a commenté auprès de l’AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.

La trêve commerciale conclue samedi entre les Etats-Unis et la Chine avait initialement réjoui les investisseurs, mais elle suscite à présent le doute.

La Maison-Blanche a annoncé qu’elle allait repousser de 90 jours une hausse des tarifs douaniers sur les importations chinoises. Parallèlement, la Chine s’est engagée à augmenter les importations américaines.

"Le marché est dans l’attente de signaux plus concrets", tels que "la baisse des taxes sur les importations automobiles ou le montant des produits américains que la Chine compte acheter", a indiqué M. Tuéni.

"L’incertitude qui règne autour de la trêve conclue entre les deux pays a globalement pénalisé le marché", a-t-il complété.

Le ministre des Finances américain Steven Mnuchin a d’ailleurs convenu qu’il fallait que des progrès concrets" interviennent dans les trois mois.

"Le marché se montre prudent en attendant de voir si un véritable accord commercial peut être conclu", a souligné l’expert.

En outre, "il subsiste d’autres sujets qui inquiètent les opérateurs, comme le budget italien, le Brexit et la situation économique européenne, qui estmoins solide qu’aux Etats-Unis", a-t-il poursuivi.

En ce qui concerne le Brexit, les députés britanniques devaient commencer à débattre mardi du projet de divorce, avant un vote historique le 11 décembre qui déterminera l’avenir de leur pays et celui de leur Première ministre.

Du côté de l’Italie, le chef du gouvernement Giuseppe Conte a promis rapidement à l’UE un nouveau budget, dans le but d’éviter une procédure d’infraction, mais il n’est pas certain que l’effort soit jugé suffisant par Bruxelles.

En termes d’indicateurs, l’agenda ne comptait pasde publications majeures.

 L’automobileà la peine -

Sur le terrain des valeurs, les titres les plus favorisés lundi par la trêve commerciale, ont reperdu du terrain, comme Kering ou LVMH (-0,53% à 261,85 euros) pour le luxe ou STMicroelectronics (-2,81% à 13,33 euros) côté semi-conducteurs.

L’automobile a de nouveau été sous pression, en attendant une réunion des principaux constructeurs automobiles allemands à la Maison-Blanche. Renault a perdu 2,20% à 60,50 euros, Valeo 4,85% à 25,90 euros et Faurecia 6,99% à 33,82 euros.

A l’inverse, la distribution a rebondi après avoir été malmenée lundi. Carrefour est monté de 2,14% à 15,30 euros.

Elior Group a chuté de 8,68% à 11,79 euros, pénalisé par un bénéfice net annuel divisé par plus de trois, à 34 millions d’euros, lors de son exercice décalé 2017-2018, et la perspective d’un ralentissement de sa croissance sur l’exercice en cours.

Neopost a profité pour sa part (+5,18% à 25,16 euros) d’un léger rebond de son chiffre d’affaires au troisième trimestre, même s’il a maintenu sa prévision d’un recul organique sur l’ensemble de l’exercice.

Carmat a grignoté 0,48% à 21,00 euros. La société a annoncé la nomination de Jean-Pierre Garnier, un ancien PDG du britannique GSK, à la présidence de son conseil d’administration, en remplacement de Jean-Claude Cadudal, démissionnaire.

JCDecaux a perdu 2,94% à 29,70 euros. Le groupe, qui doit par ailleurs gérer de nombreuses dégradations de matériel du fait des violentesmanifestations en France, a annoncé la prise de contrôle de Publiroute, un groupe belge du secteur.

LDLC a décroché de 25,70% à 7,46 euros, pénalisé par l’abandon de ses objectifs de moyen terme, après l’annonce d’une plongée "dans le rouge" de ses résultats au premier semestre de son exercice décalé.

vac/ef/LyS

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