La Bourse de Paris cède un peu de terrain après une nouvelle salve de résultats (-0,23%)
©stock.adobe.com

La Bourse de Paris cède un peu de terrain après une nouvelle salve de résultats (-0,23%)

La Bourse de Paris reculait légèrement (-0,23%) mercredi matin, effritant à la marge ses gains de la veille, qui l’ont portée près de ses plus hauts annuels, dans un marché focalisé sur les résultats d’entreprises, avant la réunion de la BCE jeudi.

Publié le

La Bourse de Paris cède un peu de terrain après une nouvelle salve de résultats (-0,23%)

A 09H47 , l’indice CAC 40 lâchait 12,87 points à5.605,29 points. La veille, il avait fini en hausse de 0,92%.

"La séance d’hier a été portée par les publications d’entreprises alors que la baisse des taux n’était plus le sujet principal", a relevé dans une note Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez SaxoBanque.

"Un discours très accommodant (de la BCE) demain pourrait être le relais suffisant aux bons résultats qui restent cependant à confirmer afin de soutenir des marchés qui ne montrent pour le moment pas de signes inquiétants d’essoufflement", a-t-il complété.

Toutefois, "il y a quand même toujours un fond de prudence qui empêche les indices de véritablement dépasser" leurs niveaux actuels, a tempéré de son côté Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Quant à la BCE, reste à savoir si elle va "agir dès demain pour damer le pion à la Fed" ou "se contenter de changer son discours avant une intervention en septembre, lors de la prochaine révision des prévisions économiques de l’institution", a-t-il ajouté.

Du côté des indicateurs, le climat des affaires a légèrement reculé au mois de juillet en France,tout en restant au-dessus de sa moyenne de longue période, pénalisé par l’industrie manufacturière, les services et le commerce de gros, a indiqué mercredi l’Insee.

En zone euro, les indicateurs PMI manufacturier et dans les services pour le mois de juillet sont aussi attendus.

La BCE publiera par ailleurs l’évolution des crédits au secteur privé et de la masse monétaire M3 en zone euro, avant les données sur les ventes de maisons neuves pour juin aux Etats-Unis.

 Nexity s’envole -

En termes de valeurs, Nexity était porté (+9,65% à 43,40 euros) par un relèvement de ses prévisions de chiffre d’affaires et d’Ebitda pour 2019. Le groupe profitait également d’un relèvement de sa recommandation à "acheter" contre "conserver" auparavant par Société Générale.

Ingenico profitait (+6,64% à 82,58 euros) d’un bénéfice neten hausse de 32% au premier semestre 2019, à 80 millions d’euros, tiré par de bons résultats commerciaux notamment dans son activité de terminaux de paiements.

Nexans prenait 5,00% à 32,13 euros en dépit d’une perte nette de 116 millions d’euros au premier semestre, à comparer à unbénéfice de 40 millions un an plus tôt, en raison d’importantes charges de restructuration.

Dassault Systèmes gagnait 3,97% à 140,00 euros, fort d’un bénéfice net de 134,1 millions d’euros au deuxième trimestre 2019, en hausse de 3,7%, tiré notamment par un chiffre d’affaires "enhaut de la fourchette des objectifs" selon le groupe.

TechnipFMC grimpait de 2,71% à 23,87 euros, après l’annonce mardi d’un contrat de 7,6 milliards de dollars auprès du numéro deux du gaz russe, le groupe privé Novatek, pour trois terminaux gaziers en Sibérie.

Covivio bénéficiait (+1,72% à 34,38 euros) de la confirmation mardi de la prévision d’une hausse de son bénéfice annuel après une progression semestrielle, même si le groupe surveille le gel annoncé des loyers berlinois.

Tarkett plongeait en revanche de 11,45% à 17,78 euros, lesté par un bénéfice net divisé par presque quatre au premier semestre, malgré une progression des ventes.

Seb reculait de 3,87% à 156,40 euros, sans tirer parti d’un bénéfice net de 100 millions d’euros au premier semestre, en hausse de 9,8%, ni de l’objectif d’une croissance de ses ventes supérieure à 7% pour l’année 2019, malgré un environnement mondial jugé "compliqué"

Peugeot SA gagnait 1,23% à 23 euros. Le bénéfice net du constructeur automobile français a progressé de 23,7% au premier semestre, à 1,8 milliard d’euros, malgré une baisse de ses ventes mondiales.

Orpea progressait de 1,10% à 109,80 euros, porté par la confirmation mardi de ses objectifs pour l’année 2019, après la publication d’une accélération de la croissance de son chiffre d’affaires au deuxième trimestre.

Interparfums s’adjugeait 2,50% à 43,05 euros, soutenu par un chiffre d’affaires qui a progressé de 15,2% au deuxième trimestre, à 111,8 millions d’euros, permettant au groupe de confirmer ses objectifs annuels.

Archos s’enfonçait de 11,81% à 0,18 euro, pénalisé par l’abandon du partenariat avec VinSmart, une filiale du groupe vietnamienVinGroup, qui devait offrir à l’entreprise française une solution de financement face à ses difficultés.

jra/ef/spi

A lire également