(Taux brut, soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique de 30% (PFU ou Flat Tax), ou sur option, à l'imposition sur vos revenus, ajoutés des prélèvements sociaux.)
(Taux épargne réglementée nets d'impôts et des prélèvements sociaux, taux en vigueur au 1er janvier 2018, jusqu'au 1er février 2020)
(Taux nets après déduction de la Flat Tax de 30% sur les placements épargne logement ouverts après le 1er janvier 2018).

La Bourse de Paris cherche ses marques (-0,08%) face à une semaine dense

La Bourse de Paris a fini proche de l’équilibre lundi (-0,08%), les investisseurs se montrant prudents avant les nombreux rendez-vous à forts enjeux concentrés en milieu de semaine et les premiers résultats trimestriels.

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La Bourse de Paris cherche ses marques (-0,08%) face à une semaine dense

L’indice CAC 40 a cédé 4,42 points à 5.471,78 points, dans un faible volume d’échanges de 2,67 milliards d’euros. Vendredi, il avait fini en hausse de 0,23%, signant un nouveau pic annuel.

La cote parisienne, a ouvert proche de l’équilibre avant de côtoyer ses plus hauts niveaux annuels en séance puis de redescendre pour finir exactement sur la même tendance qu’à l’ouverture .

"Le marché cherche à prendre ses marques au début d’une semaine avec de gros enjeux", en termes de politique monétaire, de Brexit, "sans compter le fil rouge des négociations sino-américaines" et le début des résultats a déclaré à l’AFP Alexandre Baradez, analyste à IG France.

Les investisseurs ont renoncé à prendre des risques au cours d’une séance dépourvue de vrai catalyseur, dans un contexte "pas rassurant" sur la demande mondiale, a-t-il ajouté.

L’économie exportatrice de l’Allemagne suscite des inquiétudes dans un contexte de conflitcommercial encore non résolu entre les États-Unis et la Chine.

En données corrigées des variations saisonnières, les exportations allemandes ont reculé de 1,3% sur la période, mais moins que les importations (-1,6%).

Quant aux commandes industrielles aux États-Unis, elles ont fléchi en février après avoir stagné en janvier.

Dans le feuilleton du Brexit, la Première ministre britannique Theresa May se rendra mardi à Berlin puis à Paris pour convaincre Angela Merkel et Emmanuel Macron, à la veille d’un sommet de l’UE, de reporter une nouvelle fois la date du Brexit.

La demande de report de Theresa May devra être approuvée à l’unanimité des 27 autres pays membres de l’UE pour entrer en vigueur.

Le divorce, qui était initialement prévu le 29 mars, a déjà été repoussé au 12 avril.

Dans le registre des négociations commerciales avec Pékin, Donald Trump a fait état vendredi de progrès, mais s’est refusé à en prédire l’issue.

La journée de mercredi s’annonce intense pour les marchés.

Outre le sommet européen qui devrait se prononcer sur le report du Brexit, les investisseurs prendront connaissance à la fois des décisions de la Banque centrale européenne sur les taux directeurs, du compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Banque centrale américaine des 19 et 20 mars, des chiffres de l’inflation américaine pour mars et de la croissance britannique de février.

Toujours mercredi, LVMH, gros marqueur pour l’indice phare de la place parisienne, doit publier son chiffre d’affaires du premier trimestre. "Le marché va chercher des signaux sur la demande mondiale et particulièrement celle de l’Asie", anticipe M. Baradez.

 Safran pénalisé par Boeing -

En matière de valeurs, Euronext a profité (+1,85% à 57,70 euros) de la décision de l’Autorité norvégienne de surveillance financière d’estimer que tant l’opérateur européen que l’américain Nasdaq remplissaient les conditions nécessaires pour prétendre au rachat de la Bourse d’Oslo.

Airbus s’est apprécié de 1,74% à 120,74 euros après avoir annoncé que Uganda Airlines avait finalisé sa commande de deux gros porteurs A330-800, pour un montant supérieur à 500 millions de dollars (450 M EUR) au prix catalogue.

Engie est monté de 0,78% à 13,55 euros après que l’acquisition d’une participation dans le gazoduc brésilien TAG a été qualifiée par la directrice générale, Isabelle Kocher, d’ "investissement industriel" qui contribuera à la croissance du groupe français.

Safran a souffert en revanche (-1,95% à 123 euros) de l’annonce vendredi parBoeing de la réduction de près de 20% de la production de son avion vedette 737 MAX, dont la coentreprise entre General Electric (GE) et Safran, CFM, fabrique le moteur LEAP.

Renault a perdu 0,74% à 61,70 euros après que les actionnaires de Nissan, réunis lundi à Tokyo, ont voté larévocation du mandat d’administrateur de Carlos Ghosn, ex-PDG de Renault-Nissan et l’arrivée du président de Renault, Jean-Dominique Senard au conseil.

Air France-KLM a reculé de 1,07% à 10,66 euros malgré la progression de 3,4% en mars du nombre de passagers transportés par le groupe sur un an.

pan/ef/LyS

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