La Bourse de Paris confiante (+0,44%) avant la BCE

La Bourse de Paris confortait modestement ses gains (+0,44%) jeudi matin, dans l’attente d’une réunion de la BCE dont les investisseurs attendent de nouvelles mesures accommodantes dans un environnement toujours dominé par les tensions commerciales.

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La Bourse de Paris confiante (+0,44%) avant la BCE

A 09H38 , l’indice CAC 40 progressait de 23,37 points à 5.315,37 points. La veille, il avait fini en progression de 0,45%.

Dans la configuration de marché actuelle, "les mauvaises nouvelles ne sont pas de nature à effrayer les investisseurs qui ont fait de la baisse des taux une priorité, par conséquent les mauvaises nouvelles peuvent rapidement devenir dans ce schéma des arguments supplémentaires", a analysé dans une note Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

"Malgré l’échec des premières discussions entre le Mexique et les Etats-Unis, ce qui renforce la perspective de la mise en place d’une première salve de droits de douane à hauteur de 5%sur les produits mexicains en début de semaine prochaine", le marché se semble pas réagir outre-mesure, a estimé pour sa part dans une note Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Donald Trump a affirmé mercredi que l’avancée des négociations avec le Mexique était très insuffisante, et a de nouveau promis de taxer tous les biens en provenance de son voisin à partir de lundi si Mexico ne l’aidait pas à bloquer les migrants toujours plus nombreux à franchir leur frontière commune.

Sur fond d’impasse des négociations commerciales, que ce soit sur le front chinois ou mexicain, les investisseurs privilégient l’hypothèse d’une action des banques centrales dans un contexte de ralentissement économique de plus en plus marqué.

Aussi la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) ce jeudi à Vilnius, en Lituanie, sera-t-elle particulièrement scrutée par le marché. L’institution devrait détailler ses nouveaux prêts géants aux banques sans exclure de lancer d’autres mesures de soutien à l’économie, tant les perspectives de croissance et d’inflation s’assombrissent.

La Fed a indiqué pour sa part dans sonLivre beige publié mercredi que l’activité économique s’était légèrement améliorée aux Etats-Unis même si certaines régions ont observé des signes de ralentissement et plus d’incertitudes, notamment dans le secteur manufacturier.

Le Fonds monétaire international, qui doit publier ce jeudi son rapport annuel sur les Etats-Unis, a jugé de son côté que l’économie mondiale reste "à un tournant délicat" en raison du regain des tensions commerciales entre les Etats-Unis et ses partenaires, exhortant les pays du G20 à maintenir les taux d’intérêt à un bas niveau pour soutenir leur économie.

Du côté des indicateurs, les commandes passées à l’industrie allemande ont légèrement progressé sur un mois en avril (+0,3%) après un rebond de 0,8% en mars et une chute de 4,0% en février.

Aux Etats-Unis, les demandes hebdomadaires d’allocationschômage, les chiffres de la balance commerciale pour avril et ceux de la productivité au premier trimestre sont également au menu.

 Sortie de route pour Renault -

En matière de valeurs, Renault chutait de 6,78% à 52,39 euros, plombé par le retrait de l’offre de fusion de l’italo-américain Fiat Chrysler (FCA), ce dernier jugeant qu’il ne parviendrait pas à obtenir un accord du gouvernement français.

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a dit jeudiprendre "acte" de ce retrait, assurant que l’Etat français avait travaillé "de manière constructive" sur ce projet. Selon une source proche du groupe italo-américain, les discussions entre Renault et Fiat Chrysler ont capoté en raison d’une "position soudaine et incompréhensible de Bercy".

Crédit Agricole SA cédait 0,29% à 10,39 euros après que l’entité cotée du groupe bancaire mutualiste a dévoilé jeudi son nouveau plan stratégique, qui vise une croissance du bénéfice net de plus de 3% par an pour dépasser les 5 milliards d’euros en 2022, contre 4,4 milliards en 2018.

Rémy Cointreau perdait 2,45% à 119,40 euros malgré un bénéfice net en hausse de 6% à 157,1 millions d’euros lors de son exercice décalé 2018/2019, ce qui lui a permis d’atteindre son objectif de marge opérationnelle courante avec un an d’avance.

Vinci prenait 0,31%à 89,60 euros alors que le géant français du BTP a remporté, via sa filiale Eurovia, le gros d’un contrat à 60 millions d’euros pour rénover plusieurs kilomètres d’une voie de chemin de fer près de Prague.

Icade reculait de 0,33% à 76,35 euros. Le groupe immobilier français a annoncé jeudi la vente prévue pour fin juillet de l’immeuble Crystal Park de Neuilly-sur-Seine pour un montant de 691 millions d’euros à un investisseur sud-coréen.

jra/tq/spi

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