(Taux brut, soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique de 30% (PFU ou Flat Tax), ou sur option, à l'imposition sur vos revenus, ajoutés des prélèvements sociaux.)
(Taux épargne réglementée nets d'impôts et des prélèvements sociaux, taux en vigueur au 1er janvier 2018, jusqu'au 1er février 2020)
(Taux nets après déduction de la Flat Tax de 30% sur les placements épargne logement ouverts après le 1er janvier 2018).

La Bourse de Paris digère avec prudence (-0,35%) une série de résultats

La Bourse de Paris perdait un peu de terrain (-0,35%) jeudi matin, au démarrage d’une séance qui devrait être centrée sur de très nombreux résultats d’entreprises et tandis que Theresa May se rend de nouveau à Bruxelles pour tenter de nouvelles négociations autour du Brexit.

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La Bourse de Paris digère avec prudence (-0,35%) une série de résultats

A 09H53 , l’indice CAC 40 perdait 17,77 points à 5.061,28 points.La veille, il avait déjà fini à l’équilibre (-0,08%).

Les marchés financiers de Chine continentale, de Hong Kong et de Taïwan étaient toujours fermés jeudi pour cause de jour férié.

"En attendant les prochains développements sur les thématiques - toujours les mêmes- qui accaparent l’attention des investisseurs (Brexit, négociations sino-américaines, retour possible du "shutdown" budgétaire aux Etats-Unis, etc.), ces derniers vont se concentrer sur les publications de résultats, nombreuses ce jeudi en Europe, en particulier en France", a relevé dans une note Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

"Après une séance calme hier, celle du jour devrait néanmoins être assez similaire", a-t-il poursuivi.

Les investisseurs continueront à suivre les développements autour du Brexit. La Première ministre britannique Theresa May va tenter jeudi à Bruxelles d’obtenir un nouveau compromis sur la question brûlante de la frontière irlandaise, malgré le refus obstiné de l’UE de renégocier l’accord de retrait du Royaume-Uni.

La décision de politique monétaire de la Banque d’Angleterre sera en outrerendue à 13 heures, même si aucun changement de taux n’est attendu. Les propos du président de l’institution Mark Carney n’en seront pas moins scrutés de près, tant sur les perspectives de croissance et d’inflation que sur le Brexit.

Du côté des indicateurs, le déficit commercialde la France s’est creusé de 2,1 milliards d’euros à 59,9 milliards en 2018 en raison de la remontée des cours du pétrole, ont rapporté jeudi les douanes.

La balance des paiements, qui comprend les échanges des services, enregistre pour sa part un déficit de 16,8 milliards d’eurosen 2018, contre 13,1 milliards en 2017, a rapporté de son côté la Banque de France.

De son côté, la production industrielle allemande a de nouveau reculé en décembre, baissant de 0,4% sur un mois après avoir perdu 1,3% en novembre.

 Publicis décroche -

Sur le front des valeurs, Publicis dévissait de 13,85% à 47,38 euros, pénalisé par un chiffre d’affaires de 8,969 milliards d’euros en 2018, en repli de 3,9% (+0,1% en organique), souffrant des difficultés de la publicité traditionnelle aux Etats-Unis au dernier trimestre.

Le géant français de la publicité a en outre annoncé jeudi avoir déboursé 43,4 millions d’euros pour acquérir 82,99% du capital de Soft Computing, leader français du marketing de données, via sa filiale Multi Market Services France Holdings.

Lagardère s’effritait de 0,52% à 22,97 euros après avoir publié un chiffre d’affaires en hausse de 2,5% pour 2018, à 7,258 milliards d’euros, grâce notamment aux bonnes performances de sa branche de distribution dans les transports et à une acquisition aux Etats-Unis.

Sanofi reculait de 0,67% à 75,53 euros. Le géant pharmaceutique a annoncé jeudi un bénéfice net de 4,3 milliards d’euros en 2018, une chute de 48,8% sur un an s’expliquant par une importante plus-value exceptionnelle en 2017 liée à la cession de sa division vétérinaire Merial. Par ailleurs, Cablivi, un traitement innovant de Sanofi contre le purpura thrombotique thrombocytopénique acquis (PTT acquis), une maladie très rare de la coagulation sanguine, a obtenu un feu vert commercial aux Etats-Unis.

Total se repliait de 0,64% à 48,47 euros tandis que le groupe pétrolier et gazier a annoncé jeudi un bénéfice 2018 en forte hausse, porté par la progression des cours etde sa production, ainsi que par le maintien de sa discipline financière. Il a par ailleurs fait état d’une découverte "importante" d’hydrocarbures au large de l’Afrique du sud.

ArcelorMittal s’affichait proche de l’équilibre (+0,07% à 21,29 euros). Le groupe a publié jeudi un bénéfice net de 5,1 milliards de dollars en 2018, en progression de 12,7%, soutenu par des conditions de marché favorables et une amélioration de sa rentabilité.

Airbus perdait 0,82% à 101,24 euros après que la compagnie australienne Qantas a confirmé jeudi qu’elle ne se ferait pas livrer huit Airbus A380 qu’elle avait commandés en 2006, un nouveau coup dur pour l’avionneur européen.

Société Générale cédait 1,02% à 26,23 euros alors que la banque a publié jeudi un bénéfice net 2018 en hausse tout en annonçant abaisser son objectif de rentabilité des fonds propres ainsi qu’un redimensionnement de ses activités de marchés à horizon 2020 en prévision de vents contraires.

Crédit Agricole SA se repliait pour sa part de 0,59% à 10,11 euros. CACEIS Allemagne, filiale du groupe dédiée aux services financiers aux investisseurs institutionnels,a annoncé mercredi avoir appris des autorités fiscales bavaroises qu’elle risquerait de devoir restituer 312 millions d’euros "d’impôts sur dividendes remboursés à certains de ses clients en 2010".

Pernod Ricard gagnait à l’inverse 2,24% à 150,95 euros, fort d’un chiffre d’affairesqui a augmenté de 5% au premier semestre de son exercice 2018/2019, tandis que son bénéfice net reculait de 11% en raison d’éléments positifs non récurrents un an plus tôt.

Renault perdait 1,29% à 59,67 euros tandis que le constructeur a annoncé jeudi qu’il allait signaler à justice que son ancien patron Carlos Ghosn avait reçu pour son "bénéfice personnel" un versement de 50.000 euros dans le cadre d’une convention de mécénat signée avec le Château de Versailles.

Klépierre grappillait 0,30% à 30,48 euros. La foncière, spécialiste des centres commerciaux à travers l’Europe, a dit mercredi tabler sur une progression de son bénéfice cette année, affichant sa confiance sur l’équilibre géographique de son portefeuille après une légère hausse de son chiffre d’affaires l’an dernier.

Air Liquide lâchait 0,43% à 105,40 euros après avoir annoncé mercredi l’acquisition par sa filiale américaine Airgas de la société américaine Tech Air, distributeur indépendant de gaz industriels, médicaux et de spécialités aux Etats-Unis.

Sequana dévissait de 19,90% à 0,16 euro. Le groupe papetier français, en difficultésfinancières, a été condamné en appel par la justice britannique pour un dividende de 135 millions d’euros qu’il avait perçu d’une filiale en 2009, dans le cadre d’un litige l’opposant à British American Tobacco (BAT), a-t-il annoncé mercredi.

ALD s’enfonçait de 6,17% à 11,40 euros, pénalisé par un repli de 2,1% de son bénéfice net à 555,6 millions d’euros en 2018, freiné par la nette baisse des ventes de voitures et une hausse du coût du risque.

Beneteau chutait pour sa part de 16,77% à 10,62 euros après avoir dévoilé ses perspectives consolidées pour l’exercice 2018-2019 où il s’attend à un ralentissement du marché mondial de la plaisance.

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