La Bourse de Paris dopée (+2,18%) par Draghi et par Trump

La Bourse de Paris accélérait la cadence (+2,18%) mardi en fin d’après-midi, propulsée au-dessus des 5.500 points grâce à des propos du président de la BCE Mario Draghi ainsi qu’à la perspective d’une rencontre entre les présidents américain et chinois.

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La Bourse de Paris dopée (+2,18%) par Draghi et par Trump

A 16H54 , l’indice CAC 40 montait de122,53 points à 5.513,48 points, au plus haut depuis début mai, dans un volume d’échanges de 2,8 milliards d’euros. La veille, il avait fini en légère hausse de 0,43%.

La cote parisienne a ouvert à l’équilibre avant de s’élancer franchement dans le vert dans la foulée d’un discours du président de la Banque centrale européenne (BCE) et de propos de Donald Trump confirmant une rencontre avec Xi Jinping lors du G20 fin juin.

"La question d’une possible réunion que le président américain pourrait avoir avec son homologue chinois a été écartée puisque cette rencontre aura a priori bien lieu, ce qui redonne espoir au marché sur la guerre commerciale", a souligné auprès de l’AFP Andrea Tuéni, analyste chez Saxo Banque.

Donald Trump a indiqué mardi avoir eu une "bonne" conversation avec son homologue chinois Xi Jinping, confirmant qu’il le rencontrerait au sommet du G20 à Osaka au Japon fin juin.

Avant cela, le marché avait déjà salué les déclarations de Mario Draghi, qui a indiqué en ouverture du séminaire annuel de la BCE, au Portugal, que "de nouvelles réductions des taux directeurs et des mesures d’atténuation visant à en limiter les effets secondaires font toujours partie" des outils de l’institution.

Début juin déjà, lors de sa traditionnelle réunion de politique monétaire, l’institut de Francfort avait discuté d’une baisse des taux, maintenus à leur plancher historique depuis mars 2016.

Cela intervient "dans un contexte où les marchés sont assez assoiffés de ce genre d’annonces, laissant peut-être présager aussi un discours assez accommodant de la Fed demain", a estimé M. Tuéni.

De son côté, la Banque centrale américaine a débuté mardi, sous la pression de Donald Trump et des marchés, une réunion monétaire de deux jours, qui doit se conclure mercredi à 18H30 GMT par une conférence de presse de Jerome Powell, son président, après la publication du traditionnel communiqué et de nouvelles prévisions économiques.

Le présidentaméricain a en effet estimé mardi peu avant le début de la réunion de la Fed qu’une nouvelle baisse des taux d’intérêt de la Banque centrale européenne, évoquée par son président Mario Draghi, donnerait un "avantage injuste" à l’Union européenne face aux Etats-Unis.

"Ce discours assez accommodant de Mario Draghi ainsi que celui plein d’espoir de Donald Trump - en opposition à ses dernières déclarations sur ces négociations commerciales - suffisent à redynamiser complètement le marché et à créer un mouvement assez important de hausse, que ce soient sur les indices américains ou européens", a complété M. Tuéni.

Du côté des indicateurs, le moral des investisseurs allemands a plongé en juin, accentuant nettement sa baisse du mois dernier.

Outre-Atlantique, les mises en chantier de logements aux Etats-Unis ont reculé en mai mais les chiffres du mois d’avril ont été fortement révisés en hausse, selon les données du département du Commerce publiées mardi.

 Luxe et matières premières favorisés -

En matière de valeurs, Accor profitait (+4,65% à 36,23 euros) d’un relèvement de sa recommandation par Bernstein à "surperformer".

Le secteur du luxe bénéficiait à plein de la meilleure humeur du marché, rassuré sur le plan commercial, tout comme le segment des matières premières.

Kering gagnait 3,59% à 512,00 euros, Hermès 3,04% à 630,20 euros et LVMH 3,34% 370,25 euros.

De son côté, ArcelorMittal montait de 5,79% à 15,21 euros, Eramet de 5,49% à 56,10 euros, Vallourec de 3,99% à 2,32 euros et Aperam de 3,75% à 24,08 euros.

Sanofi prenait 2,78% à 77,57 euros. Le premier groupe pharmaceutique français et le géant mondial du numérique Google ont annoncé une nouvelle collaboration sous la forme d’un laboratoire "virtuel" d’innovation, pour développer de futurs médicaments et services en tirant parti des technologies de données.

Maisons du Monde bondissait de 5,26% à 19,00 euros à la faveur de l’annonce qu’il vise2 milliards d’euros de ventes annuelles à horizon 2024, soit une croissance d’au moins 10% par an, en misant sur le numérique et l’international.

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