(Taux brut, soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique de 30% (PFU ou Flat Tax), ou sur option, à l'imposition sur vos revenus, ajoutés des prélèvements sociaux.)
(Taux épargne réglementée nets d'impôts et des prélèvements sociaux, taux en vigueur au 1er janvier 2018, jusqu'au 1er février 2020)
(Taux nets après déduction de la Flat Tax de 30% sur les placements épargne logement ouverts après le 1er janvier 2018).

La Bourse de Paris emportée à son tour par la débâcle de Wall Street (-1,36%)

La Bourse de Paris a terminé en forte baisse (-1,36%) mercredi, réagissant à son tour à la nette chute des marchés américains la veille, dans un environnement commercial et politique restant lourd d’incertitudes.

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La Bourse de Paris emportée à son tour par la débâcle de Wall Street (-1,36%)

L’indice CAC 40 a décliné de 68,29 points à 4.944,37 points, dans un volume d’échanges limitéde 3 milliards d’euros. La veille, il avait fini en recul de 0,82%.

Après avoir ouvert en nette baisse, la cote parisienne a creusé ses pertes, sans parvenir à redresser la barre.

De son côté, Wall Street est restée fermée en raison des funérailles nationales de l’ancienprésident George H.W. Bush.

Les marchés actions ont baissé en Europe ce mercredi "parce que la partie américaine a beaucoup baissé mardi", a expliqué auprès de l’AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

Ce recul "n’est pas lié à des événements particuliers sur la journée, mais est vraiment la répercussion directe de ce que nous avons vu" mardi aux Etats-Unis, a-t-il poursuivi.

"Nous avons l’impression que Donald Trump a épuisé le potentiel haussier de ses déclarations" puisque le marché est revenu aux niveaux auxquelsil se trouvait avant le sommet du G20, a souligné M. Baradez.

En outre, "le marché est en train également d’effacer la phase de (rebond) qui a suivi les propos accommodants tenus par le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Jerome Powell", a-t-il ajouté.

Après quelques séances de répit, les turbulences ont refait surface mardi à Wall Street, sous l’effet d’une hausse brutale des inquiétudes quant à un éventuel ralentissement de la croissance américaine.

De plus, passés les effets d’annonce, les investisseurs semblaient toujours perplexes quant à la possibilité de voir rapidement un accord commercial se conclure entre les Etats-Unis et la Chine.

Pékin a promis mercredi des efforts pour parvenir rapidement à un accord commercial avec les Etats-Unis, un message accueilli avec soulagement par Donald Trump en Amérique,où le doute s’est installé sur les chances d’aboutir.

"Le marché demande du concret, des choses claires", selon M. Baradez, et dans ce contexte, le délai de 90 jours annoncé pour trouver une solution aux différends commerciaux opposant la Chine et les Etats-Unis est assimilé à uneéternité.

Côté européen, plusieurs dossiers restaient sur la table, incitant les investisseurs à la prudence.

Ainsi la Première ministre britannique Theresa May a été accusée mercredi d’avoir cherché à "induire en erreur" les parlementaires sur l’accord de Brexit, pour avoir initialement refusé de publier un avis juridique susceptible de renforcer l’opposition au texte.

Sa ratification par la Chambre des Communes lors du vote prévu le 11 décembre semblait ainsi plus incertaine que jamais.

 Altran s’enfonce -

Du côté des indicateurs, la croissance du secteur privé a légèrement ralenti en novembre en France, tirée par les services alors que la production manufacturière est restée stable, selon l’indice PMI.

En matière de valeurs, le secteur des semi-conducteurs a accusé le coup, à l’instar de STMicroelectronics (-3,34% à 12,88 euros) et de Soitec (-3,88% à 52,00 euros).

Altran a reculé de 4,32% à 7,86 euros dans la foulée de l’annonce du départ à la retraite de son président pour l’Amérique du Nord Frank Kern, ancien directeur général d’Aricent, acquis début 2018 par le groupe français.

Elior a en revanche remonté la pente (+7,63% à 12,69 euros) après avoir perdu près de 9% mardi, pénalisé par un bénéfice net annuel divisé par plus de trois, à 34 millions d’euros, lors de son exercice décalé 2017-2018.

Renault a perdu 1,01% à 59,89 euros. Le parquet de Tokyo va requérir un nouveau mandat d’arrêt contre Carlos Ghosn, sur de nouveaux soupçons de minoration de revenus, assurent les médias japonais mercredi, des charges que l’intéressé nie et qui n’ont toujours pas été transmises à Renault.

Saint-Gobain a été affecté (-2,98% à 31,05 euros) par un abaissement de sa recommandation à "neutre" contre "surpondérer" précédemment par JP Morgan.

De même, Tarkett s’est replié de 4,99% à 19,44 euros en raison d’une baisse de sa recommandation à "sous-pondérer" contre "surpondérer"auparavant, également par JP Morgan.

Cerenis Therapeutics a plongé de 64,25% à 0,53 euros, pénalisé par l’échec d’un essai clinique avancé évaluant l’efficacité de son candidat médicament CER-001 pour traiter la FPHA, une maladie génétique rare caractérisée par une déficience de "bon cholestérol" dans le sang.

jra/fka/LyS

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