La Bourse de Paris en baisse de régime (-0,38%)
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La Bourse de Paris en baisse de régime (-0,38%)

La Bourse de Paris a terminé en baisse jeudi (-0,38%), préoccupée par l’absence d’avancées sur le front commercial et des résultats américains décevants, même si elle a limité ses pertes après des informations selon lesquelles la BCE pourrait revoir son objectif d’inflation.

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La Bourse de Paris en baisse de régime (-0,38%)

L’indice CAC 40 a reculé de 21,16 points à 5.550,55 points, dans un volume d’échanges faible de 2,8 milliards d’euros. La veille, il avait reculé de 0,76%.

Après une ouverture en repli, la cote parisienne a évolué toute la matinée dans le rouge avant d’effacer une partie de ses pertes à la mi-journée, puis debasculer à nouveau en territoire négatif.

La Banque centrale européenne étudierait la possibilité de "redéfinir son objectif d’inflation qui est actuellement de plus ou moins 2%", a souligné auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, gérant actions à Dôm Finance, citant des informations de Bloomberg.

"Le marché en a conclu à l’extension quasi indéfinie de la période de stimulation monétaire, ce qui lui a permis" de limiter un peu ses pertes, a-t-il ajouté.

Le climat demeurait toutefois pesant sur le front commercial sino-américain alors que des informations de presse font état d’un nouveau blocage des négociations entre Pékin et Washington.

Les États-Unis attendent de la Chine qu’elle revienne à ses engagements pris en mai avant qu’elle ne fasse volte-face et embrase le conflit commercial entre les deux pays, a indiqué mardile secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross.

Faisant écho au président américain, qui a estimé mardi que la route était encore longue avant de nouer un accord avec Pékin, Wilbur Ross a insisté sur le fait qu’il s’agissait d’un "long processus".

"Le marché est habitué à ce genre de revirements", a toutefois tempéré M. Larrouturou.

Les publications d’entreprises en demi-teinte aux Etats-Unis ou en Europe pesaient également par ricochet sur la cote parisienne, à l’image de la déception produite par ceux de Netflix.

De son côté, la banque d’affaires Morgan Stanley est parvenue à dépasser les attentes au deuxième trimestre, en dépit d’une baisse de son bénéfice et de ses revenus.

Le groupe informatique IBM a aussi présenté des résultats meilleurs que prévu, tout comme Honeywell.

En revanche, "le leader européen des logiciels SAP, qui fait état d’un ralentissement dans l’activité cloud, la plus porteuse" a décroché à la Bourse de Francfort, entraînant Capgemini et Atos dans son sillage, selon M. Larrouturou.

En matière d’indicateurs, l’activité manufacturière de la région dePhiladelphie (nord-est des Etats-Unis) a fortement rebondi en juillet, effaçant en totalité le coup de frein enregistré en juin, selon l’indice de l’antenne locale de la Réserve fédérale (Fed) publié jeudi.

 Ubisoft et Essilorà la fête -

En termes de valeurs, Ubisoft a fini en tête du SBF 120 (+4,28% à 76,52 euros) grâce à un chiffre d’affaires trimestriel de 363 millions d’euros, en baisse de 9%, mais largement supérieur aux objectifs.

EssilorLuxottica a été l’autre gagnant du jour (+1,93% à 118,80 euros), dopé par l’annonce de son intention de racheterle distributeur néerlandais d’optique GrandVision pour 7,1 milliards d’euros.

Suez a pris pour sa part 1,19% à 13,18 euros. Le fonds activiste britannique Amber Capital, qui possède 1,9% du capital, a annoncé avoir demandé aux dirigeants du spécialiste de la gestion de l’eau et desdéchets de "remettre à plat leur stratégie".

Rémy Cointreau a progressé de 2,10% à 131,40 euros après avoir annoncé une stagnation de ses ventes au premier trimestre de son exercice décalé 2019-2020, principalement en raison de la récente réorganisation de son réseau de distribution en Europe.

Alstom a en revanche fini en baisse de 1,08% à 37,39 euros malgré un chiffre d’affaires en progression de 2% à 2,1 milliards d’euros au premier trimestre et des perspectives confirmées pour les années à venir.

Soitec s’est enfoncé de 5,28% à 92,45 euros,les investisseurs demeurant circonspects en dépit d’un chiffre d’affaires en hausse de 30% au premier trimestre et de prévisions de croissance maintenues.

Bureau Veritas a souffert de son côté (-3,32% à 21,29 euros) de la mauvaise fortune boursière de son homologue suisse SGS.

Renault s’est replié de 1,53% à 51,38 euros. Le groupe va produire et distribuer des véhicules au Nigeria grâce à une coopération avec un conglomérat local.

Pour ses premiers pas sur Euronext, la cleantech Groupe Tera a progressé de 4,11% à 4,55 euros.

jra/ef/LyS

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