La Bourse de Paris en repli dans le sillage des marchés chinois (-0,63%)

La Bourse de Paris a débuté la semaine en léger repli (-0,63%) dans le sillage des marchés chinois, poursuivant un mouvement de ventes provoqué par des craintes de remontée rapide des taux d’intérêt américains.

Publié le

La Bourse de Paris en repli dans le sillage des marchés chinois (-0,63%)

À 09H45 , l’indice CAC 40 perdait 33,91 points à 5.325,87 points.

"Les Bourses européennes vont continuer à accroître leurs pertes prononcées de vendredi", estime Jasper Lawler, analyste pour London Capital Group.

Et le marché de l’emploi américain "va continuer à accroître les attentes sur les taux et faire pression à la baisse sur les actions",souligne-t-il.

Le taux de chômage américain, qui s’est élevé à 3,7% en septembre, son plus bas niveau en 48 ans, conforte l’idée que la banque centrale américaine va continuer à remonter ses taux.

Les investisseurs redoutent qu’une remontée des taux très rapide aux États-Unis freine la croissance, ce qui a provoqué la semaine dernière un mouvement de tension sur les taux d’emprunts obligataires qui s’est répercuté sur les marchés actions.

D’autre part, l’indice chinois Caixin, qui a révélé un repli de l’emploi dans le secteur privé des services, suscite "des préoccupations croissantes concernant la santé de l’économie chinoise", observe l’expert.

Le repli de l’emploi dans ce secteur-clé —le premier depuis deux ans—, "montre que des nuages se forment à l’horizon de l’économie chinoise. Cela pèse sur la demande attendue pour la métallurgie, dont les valeurs ont fortement baissé", explique-t-il.

"Un recul des actions chinoises semble peser sur les marchés européens ce lundi", a récapitulé Niel Wilson, analyste de Markets.com.

La banque centrale chinoise a annoncé dimanche qu’elle allait réduire d’un point de pourcentage le taux de réserves obligatoires pour la plupart des banques, la quatrième baisse de cette année visant à les encourager à accorder davantage de crédits aux petites entreprises et au secteur privé, en pleine guerre commerciale avec les États-Unis.

Enzone euro, l’Italie restait au coeur de l’attention des acteurs du marché qui s’attendent à une poursuite du bras de fer entre Rome et Bruxelles sur les questions budgétaires italiennes.

Le vice-Premier ministre italien Luigi Di Maio a prévenu samedi que son gouvernement populiste neferait "pas marche arrière" sur son projet de budget, prévoyant une aggravation du déficit, au grand dam de Bruxelles.

"Tout conflit entre Rome et Bruxelles pourrait secouer les marchés italiens des obligations et des actions, peut-être également l’euro", prévient David Madden, analyste chez CMC Markets.

"L’incertitude devrait peser encore sur les actifs italiens", ajoute Niel Wilson.

Côté indicateurs, la production industrielle allemande a poursuivi son repli en août, reculant de 0,3% sur un mois après une baisse de 1,3% en juillet.

En France, le produit intérieur brut (PIB) devrait progresser de 0,5% au troisième trimestre, a estimé lundi la Banque de France, relevant son estimation de 0,1 point de pourcentage.

Sur le tableau des valeurs, les bancaires étaient dans le rouge. Société Générale perdait 1,10% à 36,41 euros, Crédit Agricole se repliait de 0,84% à 12,50 euros et BNP Paribas de 0,50% à 51,59 euros.

Airbus prenait 0,96% à 105 euros, le conseil d’administration devant se réunir lundi pour désigner Guillaume Faury comme successeur de Tom Enders à compter d’avril, selon Le Figaro.

Total reculait de 0,69% à 54,75 euros. Le géant pétrolier va s’allier au géant public algérien des hydrocarbures Sonatrach pour construire le premier complexe pétrochimique d’Algérie pour y produire du polypropylène.

L’action Air France-KLM cédait 0,14% à 8,43 euros. Le groupea enregistré une hausse de 2,7% du nombre de passagers transportés en septembre, grâce aux Amériques et notamment l’Amérique Latine.

ADP rétrogradait de 1,68% à 187,50 euros. Le PDG du groupe a estimé lundi que le gouvernement n’avait pas fermé la porte aux investisseurs étrangers lors de la prochaine privatisation de l’entreprise gestionnaire d’aéroports, dont ceux de Paris.

Le fabricant de câbles Nexans s’enfonçait de 3,96% à 24,52 euros et le fabricant de tubes sans soudure Vallourec lâchait 2,26% à 4,94 euros, pénalisés par la hausse du pétrole. Le groupe parapétrolier CGG perdait 2,84% à 2,25 euros.

pan/tq/dga

Une question, un commentaire?

Publiez votre commentaire ou posez votre question...

A lire également