La Bourse de Paris finit en hausse de 0,57% à 5.610,05 points
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La Bourse de Paris finit en hausse de 0,57% à 5.610,05 points

La Bourse de Paris a fini la semaine en hausse de 0,57%, au-dessus des 5.600 points, après avoir pris du recul sur les annonces de la BCE et analysé une avalanche de résultats de sociétés.

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La Bourse de Paris finit en hausse de 0,57% à 5.610,05 points

L’indice CAC 40 a pris 32 points à 5.610,05 points, dans un volume d’échanges étoffé de 3,7 milliards d’euros. La veille, il avait fini en repli de 0,50%.

Après une ouverture hésitante, la cote parisienne s’est installée dans le vert et n’en a plus bougé.

Au cours de la semaine écoulée, l’indice a gagné 1,04%. Ses gains depuis le 1er janvier atteignent 18,59%.

"Après une séance très agitée, la place parisienne a retrouvé son calme", aobservé auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, gérant actions à Dôm Finance.

"La réunion de la Banque centrale européenne hier a soulevé beaucoup de doutes, a-t-il poursuivi, mais après avoir digéré toutes les annonces, le marché retrouve un peu de sérénité". "Il a vu le verreà moitié vide hier et le voit à moitié plein aujourd’hui".

La Banque centrale européenne a ouvert la voie jeudi à une série de remèdes anti-crise, allant d’une ou plusieurs baisses de ses taux directeurs à une possible reprise de ses rachats de dette, mais en brossant un tableausombre des perspectives économiques en zone euro.

"La place parisienne rejoint donc de nouveau ses plus hauts niveaux annuels, aidée par des résultats globalement positifs, malgré la déception" de Kering, a estimé l’expert.

"Le fait que le Nasdaq rattrape ses pertes de la veille, sous l’impulsion du bond de Google, a également aidé l’ensemble des marchés européens à repartir", selon lui.

Alphabet, la maison mère de Google, a publié jeudi un bénéfice net de près de 10 milliards de dollars au deuxième trimestre, largement supérieur aux attentes dumarché.

Du côté des indicateurs, la croissance américaine a marqué le pas au deuxième trimestre par rapport au début de l’année, mais a affiché un rythme encore solide et meilleur que prévu, soutenue par la consommation des ménages.

 Kering lanterne rouge -

Sur le front des valeurs, le marché a affronté une déferlante de résultats d’entreprises, dont plusieurs poids lourds du CAC 40.

Kering a fermé la marche sur l’indice CAC 40, reculant de 7,01% à 473,25 euros, lesté notamment par une croissance moindre des ventes de Gucci et par un bénéfice net divisé par quatre sous l’effet d’un lourd redressement fiscal en Italie.

Vivendi a fini en tête de l’indice, gagnant 6,03% à 26,19 euros, profitant d’un bénéfice net qui a plus que triplé au premier semestre, grâce notamment au dynamisme du label Universal Music Group tandis que les revenus du groupe Canal+ ont continué de décroître.

Saint-Gobain a pris 3,74% à 36,60 euros après avoir enregistré au premier semestre une progression de ses ventes de 4,3%, soutenues par des volumes et des prix en hausse, et un résultat d’exploitation en amélioration de 8,3%.

Sopra Steria a décollé de 17% à 117 euros, porté par des résultats meilleurs qu’attendu au premier semestre, qui lui permettent de réviser à la hausse sa prévision de croissance pour l’exercice.

Spie s’est apprécié de 7,24% à 17,47 euros, soutenu par un retour dans le vert au premier semestre et la confirmation de ses objectifs de croissance pour 2019.

Teleperformance a grimpé de 10,28% à 198,50 euros, profitant d’un bénéfice net en hausse de 18% pour le premier semestre et du relèvement de ses objectifs.

Imerys s’est enfoncé de 9,31% à 41,32 euros, pénalisé par des ventes en dessous des attentes au premier semestre et l’anticipation d’une baisse de son résultat net courant sur l’exercice.

Fnac Darty a perdu 8,98% à 65,35 euros, souffrant d’un bénéfice net courant qui a fondu pour s’établir à 100.000 euros au premier semestre.

Europcar Mobility s’est replié de 7,09% à 5,70 euros, plombé par une perte triplée au premier semestre.

Bourbon a perdu 17,30% à 3,28 euros, à la reprise des cotations, interrompues mardi à la demande de l’entreprise qui, lourdement endetté, a demandé l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire pour sa holding.

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