(Taux brut, soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique de 30% (PFU ou Flat Tax), ou sur option, à l'imposition sur vos revenus, ajoutés des prélèvements sociaux.)
(Taux épargne réglementée nets d'impôts et des prélèvements sociaux, taux en vigueur au 1er janvier 2018, jusqu'au 1er février 2020)
(Taux nets après déduction de la Flat Tax de 30% sur les placements épargne logement ouverts après le 1er janvier 2018).

La Bourse de Paris finit en nette baisse à l’issue d’une séance animée (-1,84%)

La Bourse de Paris a clôturé en nette baisse jeudi (-1,84%), pénalisée par des données macroéconomiques jugées mauvaises et des résultats d’entreprises mitigés.

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La Bourse de Paris finit en nette baisse à l’issue d’une séance animée (-1,84%)

L’indice CAC 40 a perdu 93,49 points à 4.985,56 points, dans un volume d’échanges nourri de 4,4 milliards d’euros. La veille, il avait fini àl’équilibre .

L’indice parisien a ouvert à l’équilibre avant de creuser ses pertes tout au long de la séance.

La baisse du marché s’explique par "une combinaison" de plusieurs éléments, a expliqué à l’AFP Andrea Tuéni, analyste chez Saxo Banque. "Il y a d’abordl’actualité du jour à savoir de mauvaises données macroéconomiques et des résultats d’entreprises très mitigés", a-t-il dit.

Sur la macroéconomie, "cela fait déjà plusieurs semaines qu’on a des mauvaises données, et c’est un peu sans surprise que la Commission européenne a revu à la baisse la croissance en zone euro", ce qui a pesé sur l’indice, selon lui.

La Commission européenne a abaissé sa prévision de croissance 2019 pour la zone euro à 1,3%, contre 1,9% précédemment, avec un ralentissement particulièrement important en Italie mais aussi en Allemagne, où la production industrielle a de nouveau reculé en décembre (-0,4% après -1,3% en novembre).

De son côté, la Banque d’Angleterre a fortement abaissé sa prévision de croissance pour 2019 à 1,2%, contre 1,7% précédemment, en raison du ralentissement économique mondial et du renforcement des incertitudes autour du Brexit.

De plus, sur le plan microéconomique, "on fait un peu le grand écart entre d’un côté les mauvais chiffres et la sanction en Bourse de Publicis et de l’autre côté de très bons chiffres pour Pernod Ricard", a encore observé Andrea Tuéni.

En parallèle, le marché a gardé un oeil attentif sur le dossier du Brexit. La Première ministre britannique Theresa May a promis jeudi que le Brexit aurait lieu "dans les temps", à l’issue de sa rencontre avec les chefs des institutions européennes à Bruxelles.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a pour sa part jugé que son entretien avec Theresa May n’avait pas permis de réaliser des progrès pour permettre une sortie ordonnée du Royaume-Uni de l’UE.

 Publicis dernier du CAC -

Côté valeurs, Publicis a dévissé de 14,84% à 46,84 euros, pénalisé par la publication d’une croissance organique de seulement 0,1% sur l’année 2018 et en recul de 0,3% sur le seul quatrième trimestre, bien inférieure aux attentes.

Société Générale a chuté de 6,77% à 24,71 euros, malgré un bénéfice net 2018 en hausse, après avoir abaissé son objectif de rentabilité des fonds propres à horizon 2020. Son concurrent Crédit Agricole SA a lâché de son côté 1,44% à 10,02 euros.

Sanofi a reculé de 1,59% à 74,83 euros. Le géant pharmaceutique a annoncé un bénéfice net de 4,3 milliards d’euros en 2018, une chute de 48,8% sur un an s’expliquant par une importante plus-value exceptionnelle en 2017 liée à la cession de sa division vétérinaire Merial.

Total s’est replié de 1,51% à 48,05 euros malgré un bénéfice 2018 en forte hausse, porté par la progression des cours et de sa production, ainsi que par le maintien de sa discipline financière.

Pernod Ricard a à l’inverse gagné 1,22% à 149,45 euros, fort d’un chiffre d’affaires qui a augmenté de 5% au premier semestre de son exercice 2018/2019, tandis que son bénéfice net reculait de 11% en raison d’éléments positifs non récurrents un an plus tôt.

ALD s’est enfoncé de 5,35% à 11,50 euros, pénalisé par un repli de 2,1% de son bénéfice net à 555,6 millions d’euros en 2018, freiné par la nette baisse des ventes de voitures et une hausse du coût du risque.

Lagardère a perdu 2,08% à 22,61 euros après avoir publié un chiffre d’affaires 2018 en hausse de 2,5%, à 7,258 milliards d’euros, grâce notamment aux bonnes performances de sa branche de distribution dans les transports et à une acquisition aux Etats-Unis.

ArcelorMittal a abandonné 2,40% à 20,13 euros malgré un bénéfice net 2018 de 5,1 milliards de dollars, en progression de 12,7%.

Renault (-4,24% à 57,87 euros) va signaler à la justice que son ancien patron Carlos Ghosn a reçu pour son "bénéfice personnel" l’équivalentde 50.000 euros en nature dans le cadre d’une convention de mécénat signée avec le Château de Versailles.

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