(Taux brut, soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique de 30% (PFU ou Flat Tax), ou sur option, à l'imposition sur vos revenus, ajoutés des prélèvements sociaux.)
(Taux épargne réglementée nets d'impôts et des prélèvements sociaux, taux en vigueur au 1er janvier 2018, jusqu'au 1er février 2020)
(Taux nets après déduction de la Flat Tax de 30% sur les placements épargne logement ouverts après le 1er janvier 2018).

La Bourse de Paris finit enthousiaste après une réunion de la BCE (+1,28%)

La Bourse de Paris a terminé en nette hausse (+1,28%) jeudi, faisant preuve d’enthousiasme après une réunion de la Banque centrale européenne (BCE) qui a rassuré sur la croissance européenne, tout en éloignant la perspective d’un risque inflationniste.

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La Bourse de Paris finit enthousiaste après une réunion de la BCE (+1,28%)

L’indice CAC 40 a pris 66,27 points à 5.254,10 points, dans un volume d’échanges nourri de 3,7 milliards d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,34%.

Après une ouverture à l’équilibre et un début de séance en petite progression, la cote parisienne s’est appréciée plus franchement une fois connues les conclusions de la réunionde politique monétaire de l’institution de Francfort.

Son président "Mario Draghi a délivré un message de confiance sur l’économie européenne, qui plaît aux investisseurs, sans bouleverser fondamentalement la politique monétaire européenne", résume pour l’AFP Daniel Larrouturou,directeur général délégué de Diamant bleu Gestion.

"Mario Draghi a réalisé quelques inflexions, notamment en abandonnant l’idée d’une poursuite du programme de rachats jusqu’à un horizon indéterminé", poursuit le spécialiste.

La BCE amorce ainsi un retrait progressifde son programme de soutien à l’économie. Cependant, elle a maintenu ses taux à leur plus bas, et a relevé ses prévisions de croissance pour 2018 à 2,4%, contre 2,3% attendus précédemment.

Les investisseurs ont été rassurés par cette décision, d’autant plus que l’institution aen outre abaissé ses prévisions d’inflation pour 2019, à 1,4%.

"Cela a aussi eu un effet positif sur le marché, en calmant les craintes sur l’inflation qui étaient probablement excessives", estime M. Larrouturou.

 Tensions commerciales atténuées -

"Une croissanceéconomique solide, une inflation contenue et une politique monétaire qui reste accommodante et qui va s’infléchir de manière très progressive", décrypte le spécialiste : tous les éléments étaient donc là pour doper le moral des investisseurs.

Ces derniers étaient également soulagés par l’absence de surenchère face aux mesures protectionnistes brandies par le président américain Donald Trump.

Ce dernier a d’ailleurs nettement adouci son discours jeudi, promettant que les taxes à l’importation sur l’acier et l’aluminium qu’il devrait annoncer plus tard dansla journée seront "très équitables".

"Depuis hier après-midi, le marché croit à une volonté d’apaisement dans les tensions commerciales, avec des tensions qui ne dégénèreront pas en guerre véritable", analyse M. Larrouturou.

Du côté des indicateurs, les inscriptionshebdomadaires au chômage aux Etats-Unis ont augmenté un peu plus fortement que prévu, après avoir atteint leur plus bas niveau depuis 1969 la semaine précédente.

En matière de valeurs, Engie a progressé après avoir renoué avec les bénéfices en 2017 et tenu ses objectifs financiers.

JCDecaux a à l’inverse reculé de 2,98% à 30 euros, pénalisé par un bénéfice net en baisse de 13,8% pour 2017.

Casino a lâché 3,66% à 42,68 euros, la prudence l’emportant parmi les investisseurs après la publication d’un bénéfice net en forte baisse en 2017, même s’il est conforme aux attentes.

Sanofi a pris 1,30% à 64,91 euros après la finalisation de son acquisition pour 11,6 milliards de dollars de la biotech américaine Bioverativ. Par ailleurs, Sanofi et Evotec ont annoncé jeudi des "négociations exclusives" pourréunir leur recherche-développement dans les maladies infectieuses.

Nexans a profité (+4,93% à 45,11 euros) d’un relèvement de sa recommandation à "surpondérer" par JPMorgan.

Air France-KLM a perdu 4,51% à 9,75 euros. Le groupe a enregistré en février une hausse de 4,4%du nombre de passagers transportés malgré des épisodes neigeux qui ont perturbé le trafic, et une grève.

De son côté, ALD (location de véhicules longue durée) a été soutenu (+3,76% à 13,26 euros) par un bénéfice net en hausse de 10,9% en 2017.

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