La Bourse de Paris opte pour l’optimisme (+0,83%) avant la rencontre Trump-Xi

La Bourse de Paris a fini dans le vert (+0,83%) vendredi, voulant finalement croireà une issue positive de la rencontre entre le président américain et son homologue chinois samedi en marge du G20, avec l’espoir d’un apaisement du conflit commercial entre les deux pays.

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La Bourse de Paris opte pour l’optimisme (+0,83%) avant la rencontre Trump-Xi

L’indice CAC 40 a gagné 45,36 points à 5.538,97 points, dans un volume d’échanges moyen de 3,7 milliards d’euros. La veille, il avait fini en léger retrait .

Au cours de la semaine écoulée, l’indice a grappillé 0,19%. Ses gains depuis le 1er janvier atteignent 17,09%.

Après une ouverture à l’équilibre, la cote parisienne a brièvement tergiversé avant de s’engager franchement dans le vert.

"Apparemment, Trump est dans de bonnes dispositions, il est là pour apaiser, arrondir les angles", a commenté auprès de l’AFP Philippe Cohen, gérant chez Kiplink Finance.

"Tout le monde se dit qu’il va certainement trouver un début d’accord", même si l’on n’attend pas d’accord définitif à proprement parler avant le troisième ou quatrième trimestre, a-t-il complété.

Les experts voient en effet peu de chances de parvenir à un accord complet à l’occasion du G20, estimant que l’on peut, au mieux, espérer une trêve quiéviterait l’application de nouveaux droits de douane par Washington.

Si "un processus de négociation est réenclenché, cela va calmer les marchés", selon M. Cohen.

Le G20 d’Osaka s’est ouvert vendredi dans une relative harmonie, avec un Donald Trump inhabituellement consensuel - si ce n’est une blague très remarquée sur la Russie - mais sans réel progrès sur les dossiers les plus conflictuels, dont le climat.

Sur l’Iran, l’un des grands sujets de crispation du moment, le président américain s’est aussi voulu apaisant. "Rien ne presse, nous avons le temps" de résoudre les tensions, a-t-il affirmé, lui qui parlait encore il y a peu de "guerre".

La Chine a, de son côté, fait savoir qu’elle allait continuer à importer du pétrole iranien, malgré les sanctions imposées par les Etats-Unis après leur retrait de l’accord nucléaire de 2015.

Côté statistiques, l’inflation en zone euro était stable en juin par rapport à mai à 1,2% sur un an.

En France, la consommation a retrouvé des couleurs : en mai, les dépenses des ménages en biens ont progressé de 0,4%, après avoir déjà rebondi de 0,3% lors du mois précédent. La hausse des prix à la consommation a de son côté accéléré en juin à 1,2% sur un an, après 0,9% en mai.

Outre-Atlantique, la confiance des consommateurs s’est en revanche légèrement érodée en juin à cause des effets de la guerre commerciale menée par la Maison Blanche, selon l’estimation finale de l’enquête de l’Université du Michigan publiée vendredi.

L’activité économique dans la région de Chicago a quant à elle soudainement calé en juin, faisant une incursion en territoire négatif pour la première fois depuis janvier 2017, selon l’indice des directeurs d’achats de l’association ISM publié vendredi.

Enfin, l’inflation aux Etats-Unis a ralenti en mai à 1,5% sur un an, s’éloignant de l’objectif de 2% de la Banque centrale américaine, selon l’indice PCE.

"Cela donne de la latitude à la Fed pour baisser ses taux sans subir la pression de Donald Trump", a estimé M. Cohen.

Les revenus des ménages aux Etats-Unis ont de leur côté continué d’augmenter à un rythme significatif en mai, dépassant légèrement la progression de leurs dépenses.

 Alstom à la traîne -

En matière de valeurs, Alstom a souffert (-1,51% à 65,30 euros) d’un abaissement de sa recommandation à "neutre", contre "acheter" auparavant par Bank of America Merrill Lynch.

Boiron s’est adjugé 1,36% à 37,35 euros pour la reprise de sa cotation. La Haute autorité de santé a dressé vendredi un constat scientifique implacable pour justifier le déremboursement de l’homéopathie.

Navya a bondi de 12,66% à 1,78 euro, fort de la signature d’un partenariat avec l’équipementier automobile coréen Esmo Corporation, qui s’est engagé à lui apporter 20 millions d’euros.

Vivendi est monté (+1,68% à 24,21 euros) après qu’Editis, deuxième groupe éditorial français appartenant à Vivendi, est entré en négociations exclusives avec le groupe éditorial L’Archipel pour l’acquisition de 100% de son capital.

L’ancien directeur général de Telecom Italia (Tim), Amos Genish, qui avait été débarqué par le fonds américain Elliott en novembre 2018, a démissionné jeudi du conseil d’administration de l’opérateur, où il était l’un des représentants de Vivendi.

Renault a progressé de 1,54% à 55,29 euros. Une conférence de pressede Carlos Ghosn, actuellement assigné à résidence à Tokyo, était fixée pour ce vendredi, mais l’ex-PDG de Renault et Nissan a dû y renoncer en raison d’une "forte opposition" de ses filles, selon ses avocats.

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