La Bourse de Paris perd du terrain (-0,63%)

La Bourse de Paris repassait dans le rouge mercredi matin (-0,63%), au lendemain d’une séance de fort rebond, les investisseurs gardant les yeux rivés sur tout nouveau développement susceptible d’intervenir dans la guerre commerciale sino-américaine.

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La Bourse de Paris perd du terrain (-0,63%)

A 09H45 , l’indice CAC 40 perdait 33,49 points à 5.307,86 points. La veille, il avait fini en forte hausse de1,50%.

"La forte baisse de lundi a permis des achats à bon compte qui ont abouti à une forte progression du CAC 40 lors de la séance d’hier", a résumé dans une note Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

"Les sujets de friction liés àla guerre commerciale restent sur la table mais le marché semble relativiser l’hypothèse d’une montée durable des tensions", a complété M. Dembik, même si "à court terme, tous les risques ne sont pas écartés", selon lui.

"Les marchés vont rester connectés au compte Twitter de Donald Trump jusqu’à ce qu’ils aient une vision plus claire de l’évolution des rapports sino-américains", a estimé pour sa part Tangi Le Liboux, stratégiste pour le courtier Aurel BGC.

Le président américain a minimisé mardi le conflit commercial avec la Chine, le qualifiant de "petite querelle" et estimant toujours possible un accord commercial pour y mettre fin. Les Chinois "veulent nouer un accord. Cela peut tout à fait se faire", a-t-il également déclaré.

En matière d’indicateurs, la Chine a ouvert le bal avec une production industrielle et de ventes de détail, qui ont connu un fort essoufflement en avril sur un an.

De son côté, l’Allemagne a renoué avec la croissance au premier trimestre après avoir frôlé la récession, avec une progression de 0,4% du PIB par rapport aux trois mois précédents. Ce sera ensuite au tour de la zone eurode révéler son PIB du premier trimestre.

En France, la hausse des prix à la consommation s’est accélérée en avril à 1,3% sur un an, après 1,1% le mois précédent, soutenue par une progression des prix des services, a indiqué mercredi l’Insee dans son estimation définitive.

Les commandes à l’industrie pour mars sont encore attendues en Italie.

Aux Etats-Unis, l’indice d’activité de la région de New York (Empire State) pour le mois de mai complètera l’agenda, qui s’étoffera également des données de la production industrielle et des ventes au détail pour avril.

 Europcar s’envole -

Sur le front des valeurs, Renault perdait 3,11% à 51,46 euros, toujours lesté par les mauvais résultats de Nissan, qui vont avoir un impact négatif de 56 millions d’euros sur les bénéfices du constructeur français au premier trimestre.

Crédit Agricole SA se repliait de 2,33% à 11,10 euros après que l’entité cotée du groupe bancaire mutualiste a enregistré un bénéfice en recul de 10,9%, à 763 millions d’euros, au premier trimestre.

Dans son sillage, Société Générale perdait 1,63% à 25,38 euros etBNP Paribas cédait 1,48% à 44,81 euros.

JCDecaux s’enfonçait de 3,86% à 26,92 euros, sans profiter d’un chiffre d’affaires de 840 millions d’euros au premier trimestre 2019, en hausse de 13% sur un an, grâce notamment à l’acquisition récente de l’entreprise australienne APN Outdoor.

Eutelsat déclinait de 3,85% à 15,72 euros, pénalisé par la révision à la baisse de ses objectifs mardi pour son exercice en cours (clos fin juin), anticipant désormais une baisse de 3% de son chiffre d’affaires, malgré une progression des ventes de 0,7% au troisième trimestre.

Europcar Mobility Group bondissait de 6,75% à 7,04 euros. Les comptes du loueur de voitures ont plongé dans le rouge au premier trimestre 2019, mais il maintient ses objectifs pour le reste de l’année, porté notamment par la forte croissance des activités d’autopartage.

CGG gagnait 2,59% à 1,66 euro après être repassé dans le rouge au premier trimestre, en dépit d’une "amélioration" graduelle sur son marché, et après avoir confirmé ses objectifs.

Eiffage progressait de 2,39% à 88,98 euros alors que le groupe va racheter la part de l’aéroport de Toulouse-Blagnac détenue par le chinois Casil, qui en possède quasiment la moitié depuis sa privatisation voici quatre ans.

Neoen grappillait 0,32% à 18,56 euros, fort d’un chiffre d’affaires au premier trimestre de 65,2 millions d’euros, en progression de 32% grâce à l’envolée de l’énergie solaire qui talonne désormais le segment éolien.

Jacquet Metal Service perdait 4,83% à 15,38 euros, lesté par des résultats divisés par deux au premier trimestre, sous l’effet d’une conjoncture "moins favorable" qui a pesé sur ses marges.

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