(Taux brut, soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique de 30% (PFU ou Flat Tax), ou sur option, à l'imposition sur vos revenus, ajoutés des prélèvements sociaux.)
(Taux épargne réglementée nets d'impôts et des prélèvements sociaux, taux en vigueur au 1er janvier 2018, jusqu'au 1er février 2020)
(Taux nets après déduction de la Flat Tax de 30% sur les placements épargne logement ouverts après le 1er janvier 2018).

La Bourse de Paris, plombée par le regain de tensions commerciales (-1,03%)

La Bourse de Parisévoluait dans le rouge mercredi matin (-1,03%), pénalisée par les craintes liées à la guerre commerciale, après de nouvelles menaces des Etats-Unis qui envisagent des taxes douanières supplémentaires sur des produits chinois.

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La Bourse de Paris, plombée par le regain de tensions commerciales (-1,03%)

A 09H15 , l’indice CAC 40 perdait 56,03 points à 5.378,33 points. La veille, il avait fini en hausse de 0,67%.

"Les Etats-Unis ont fait monter les enchères dans la guerre commerciale avec la Chine, faisant dégringoler les marchés actions, étant donné que l’aversion au risque prédomine", a indiqué Jasper Lawler, analyste pourLondon Capital Group.

Washington a dressé une liste supplémentaire de produits chinois importés d’un montant de 200 milliards de dollars par an qu’ils menacent de taxer dès septembre.

"La décision est destinée à maintenir la Chine sous pression", a souligné de son côtéDavid Madden, un analyste de CMC Markets.

La Chine a d’ores et déjà averti qu’elle serait forcée de prendre des mesures de représailles, en cas de nouvelles taxes américaines.

"Si Pékin et Washington ne se parlent pas, il est difficile d’imaginer que les administrations des deux pays parviennent à un compromis... Il y a donc à craindre que l’escalade protectionniste se poursuive, en tout cas tant que son coût est supportable pour les Etats-Unis", ont relevé pour leur part les analystes du courtier Aurel BGC.

Dans ce contexte, les acteurs de marchéssurveilleront un sommet de l’Otan qui se tient mercredi et jeudi à Bruxelles.

"Le président Trump a déjà donné une idée de ce à quoi s’attendre. M. Trump a exprimé sa colère par rapport aux nombreux pays ne remplissant par leurs obligations de dépenses en matière de défense",a souligné M. Madden.

Au cours de la journée, les investisseurs suivront également une conférence de la Banque centrale européennes sur les statistiques, qui comprendra notamment un discours du président de l’institution Mario Draghi.

En outre, une rencontre entre le ministre de l’Economie Bruno Le Maire et son homologue allemand Peter Altmaier est prévue en fin de journée.

 Total recherché -

Du côté des indicateurs, l’agenda était relativement dégarni.

Les investisseurs prendront connaissance du rapport mensuel de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et du niveau hebdomadaire des stocks de pétrole aux Etats-Unis.

Les prix à la production outre-Atlantique figurent également au programme.

En matière de valeurs, Airbus lâchait 0,29% à 103,04 euros. La compagnie américaine JetBlue a signé un protocole d’accord pour l’achat de 60 avions A220-300, l’ex-CSeries de Bombardier, d’une valeur au prix catalogue de 5,37 milliards de dollars, a annoncé l’avionneur européen. Par ailleurs, la compagnie indienne Vistara a commandé 13 A320neo mais également six Boeing 787.

Total grimpait de 1,28% à 39,50 euros. Petrobras, Total et Total Eren ont signé un protocole d’accord pour envisager des projets en commun dans les énergies solaire et éolienne sur le territoire brésilien, a annoncé Petrobras.

En dehors de Total, le secteur pétrolier reculait, dans le sillage des cours du pétrole, à l’image de TechnipFMC (-2,47% à 26,46 euros) et de Vallourec (-1,95% à 5,34 euros).

Les valeurs minières en première ligne dans le conflit commercial souffraient, à l’image d’ArcelorMittal (-2,16 à 25,12 euros) et d’Eramet (-3,81% à 111,10 euros).

De même, le secteur automobile, qui figure dans la ligne de mire de Donald Trump, évoluait dans le rouge. Peugeot perdait 0,81% à 21,09 euros, Renault 1,05% à 74,35 euros, Valeo 0,75 euros à 48,71 euros et Michelin 0,68% à 102,40 euros.

A l’inverse, Lagardère profitait (+2,39% à 23,15 euros) d’un relèvement de sa recommandation à "acheter" contre "neutre" auparavant par Goldman Sachs.

vac/ef/spi

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