(Taux brut, soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique de 30% (PFU ou Flat Tax), ou sur option, à l'imposition sur vos revenus, ajoutés des prélèvements sociaux.)
(Taux épargne réglementée nets d'impôts et des prélèvements sociaux, taux en vigueur au 1er janvier 2018, jusqu'au 1er février 2020)
(Taux nets après déduction de la Flat Tax de 30% sur les placements épargne logement ouverts après le 1er janvier 2018).

La Bourse de Paris prend du recul avant le verdict de la Fed (-0,80%)

La Bourse de Paris a fini en baisse mercredi (-0,80%), rompant avec sept séances d’affilée dans le vert, les investisseurs prenant du recul avant d’être fixés sur les intentions de la Réserve fédérale américaine.

Publié le

La Bourse de Paris prend du recul avant le verdict de la Fed (-0,80%)

L’indice CAC 40 a perdu 43,24 points à 5.382,66 points, dans un volume d’échanges moyen de 3,6 milliards d’euros. La veille, il avait fini enhausse de 0,14%.

La cote parisienne a ouvert en léger repli et a accru ses pertes en fin de séance.

"Le marché est tellement monté depuis" le virage accommodant pris par la Fed en janvier, que "cela crée un peu de nervosité", a estimé auprès de l’AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

"Les investisseurs se demandent si le patron de l’institution, Jerome Powell, va accentuer la tendance initiée en début d’année ou si face au mouvement relativement puissant à l’oeuvre sur les marchés il va vouloir calmer le jeu. Il y a donc beaucoup d’attentes", a-t-il poursuivi.

La Fed devrait laisser ses taux d’intérêt inchangés après avoir promis qu’elle serait "patiente" avant d’agir à nouveau sur les taux. Elle devrait par ailleurs présenter ses nouvelles prévisions économiques qui retiendront l’attention des marchés.

Selon M. Baradez, la mauvaise orientation du marché s’explique également "par l’avertissement sur résultat annoncé par le constructeur automobile allemand BMW qui a entraîné tout le secteur dans son sillage".

"La petite détente des taux d’emprunt sur le marché obligataire joue aussien défaveur des valeurs bancaires", ce qui n’aide pas non plus l’indice, a-t-il complété. Sans compter que "les dernières nouvelles autour des négociations commerciales sino-américaine ont peut-être jeté un petit froid".

Selon une information de presse, les négociations commerciales entre les deux pays auraient calé récemment. Le président américain Donald Trump a pour sa part assuré mardi que "les discussions avec la Chine avançaient très bien" mais sans autre détail.

Quoi qu’il en soit, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin et le représentant au Commerce Robert Lighthizer se rendront une nouvelle fois à Pékin autour du 25 mars pour faire avancer les pourparlers qui durent depuis janvier en vue de nouer un accord dans les prochaines semaines.

Les investisseurs ont par ailleurs continué à suivre le Brexit.

LaPremière ministre britannique a demandé mercredi aux dirigeants européens un report de trois mois. Le président du Conseil européen Donald Tusk a répondu que les dirigeants des pays de l’UE étaient prêts à accorder au Royaume-Uni une "courte extension" de la période précédant son départs’il y a "un vote positif" des députés britanniques sur l’accord de Brexit déjà négocié avec Theresa May.

 L’automobile en berne -

Sur le terrain des valeurs, le secteur automobile a largement accusé le coup après l’avertissement sur résultat de BMW. Peugeot a perdu 3,23% à 22,15 euros, Renault 1,69% à 60,56 euros, Faurecia 6,37% à 39,25 euros, Valeo 3,21% à 27,10 euros et Plastic Omnium 4,08% à 24,47 euros.

Le secteur bancaire a aussi fini dans le rouge, Société Généralereculant de 2,63% à 27,24 euros, BNP Paribas de 2,04% à 44,19 euros et Credit Agricole de 1,75% à 11,11 euros.

Hermès a progressé pour sa part de 1,08% à 596,60 euros après avoir publié un bénéfice net record en 2018, à 1,4 milliard d’euros, grâce à une forte croissance en Chine et au succès de sa maroquinerie, tandis que sa marge opérationnelle est restée au plus haut.

Ubisoft a gagné 2,83% à 78,40 euros après l’annonce par le géant américain Google de projets ambitieux dans le domaine du jeu vidéo, auxquels est associé le groupe français.

Elior a chuté de 6,46% à 12,60 euros après une information de presse selon laquelle le fonds PAI Partners serait favori pour la reprise des activités de restauration de concession du groupe à un prix inférieur aux attentes.

Innate Pharma a pris 4,37% à 6,92 euros, profitant de solides résultats annuels 2018 marqués.

abx/tq/az

Une question, un commentaire? Publiez votre commentaire ou posez votre question...

A lire également