La Bourse de Paris refroidie par les tensions géopolitiques (-0,13%)

La Bourse de Paris a marqué le pas vendredi (-0,13%) après quatre hausses d’affilée, un peu refroidie par des tweets de Donald Trump reconnaissant avoir annulé au dernier moment des frappes américaines contre l’Iran.

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La Bourse de Paris refroidie par les tensions géopolitiques (-0,13%)

L’indice CAC 40 a cédé 7,24 points à 5.528,33 points, dans un énorme volume d’échanges de 8,1 milliards d’euros du fait de la journée dite "des quatre sorcières", marquée par l’arrivée à échéance des options et contrats à terme. La veille, il avait progressé de 0,31%.

Au cours de la semaine écoulée, l’indice a avancé de 2,99%. Ses gains depuis le 1er janvier atteignent désormais 16,86%.

"La baisse est intervenue quasiment en même temps que l’ouverture des marchés américains", alors que Donald Trump venait de tweeter avoir annulé au dernier moment des frappes en Iran, explique à l’AFP Mickaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale chez Oddo Securities.

Ce "comportement complètement aléatoire au plus haut niveau politique des Etats-Unis" "enlève la possibilité d’anticiper et donc de la stabilité" aux acteurs du marché, a-t-il ajouté.

La place parisienne avait plutôt bien réagi jusque-là "auxbons chiffres macro-économiques européens et était plutôt rassurée qu’il n’y ait pas eu de nouveaux soucis géopolitiques entre les Etats-Unis et l’Iran", souligne M. Jacoby.

Le président américain a affirmé vendredi dans une série de tweets ne pas être "pressé" de répondre militairement à l’Iran, expliquant avoir annulé au dernier moment des frappes prévues jeudi soir car elles auraient fait de nombreuses victimes.

Jeudi, l’Iran a abattu un drone américain ayant, selon Téhéran, violé son espace aérien. Les Etats-Unis affirment pour leur part qu’il a été abattu dans l’espace aérien international.

Les Etats-Unis ont interdit dès jeudi jeudi soir les vols des compagnies aériennes américaines dans la zone où l’Iran a abattu ce drone militaire. Les compagnies aériennes Lufthansa, KLM, Qantas, Singapore Airlines et Malaysia Airlines ont également décidé d’éviter le détroit d’Ormuz tandis qu’Etihad et Emirates ont modifié les plans de certains de leurs vols dans la région du Golfe.

Les chiffres PMI pour la France et l’Allemagne sont ressortis au-dessus des attentes. En zone euro en revanche, si la croissance de l’activité privée a progressé en juin, atteignant son niveau le plus haut en sept mois, elle "est restée faible", selon Markit.

Les reventes de logements aux Etats-Unis ont rebondi plus fort que prévu en mai, inscrivant leur première progression depuis deux mois.

 Elior profite d’une recommandation -

En matière de valeurs, Elior Group a bondi grâce à un relèvement de sa recommandation à "acheter" contre "neutre" auparavant par Goldman Sachs.

Natixis a poursuivi dans une moindre mesure sa chute entamée la veille (-2,13% à 3,41 euros), ébranlée par des interrogations autour de la liquidité de certains actifs du fonds H2O allegro, filiale de Natixis IM, des accusations démenties jeudi par Natixis et le directeur général de H2O Bruno Crastes lui-même.

SES a souffert (-4,86% à 13,23 euros) de la note publiée jeudi d’une banque qui a réviséà la baisse ses estimations liées au chiffre d’affaires et au bénéfice par action pour 2019.

Korian a baissé de 4,62% à 33 euros après un placement jeudi soir de 6% du capital auprès d’investisseurs.

Neopost a reculé de 5,17% à 18,71 euros sous le coup d’une dégradation d’une recommandation sur le titre par AlphaValue survenue la veille.

Renault a progressé de 2,37% à 56,15 euros. L’assemblée générale des actionnaires de Mitsubishi Motors a voté vendredi la fin du mandat d’administrateur de l’ex-PDG de Renault, Carlos Ghosn, actant officiellementune destitution qui existait déjà dans les faits.

Marie Brizard a gagné 1,86% à 2,19 euros, porté par l’annonce d’un projet de réorganisation commerciale en France.

Evolis est monté de 23,36 % à 30,10 euros pour sa reprise de cotation, qui était suspendue depuis mardi.

Groupe LDLC chuté à l’inverse de 8,70% à 6,30 euros alors que victime d’un dérapage de sa dette, le groupe assure être en mesure de la réduire "fortement" au cours de son nouvel exercice, grâce en particulier à des cessions immobilières.

pan/tq/az

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