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La Bourse de Paris repart de plus belle (+0,65%)

La Bourse de Paris a conforté ses gains (+0,65%) mardi, se rapprochant de ses récents sommets grâce aux premiers résultats d’entreprise publiés aux Etats-Unis, ressortis conformes, voire supérieurs aux attentes.

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La Bourse de Paris repart de plus belle (+0,65%)

L’indice CAC 40 a pris 36,17 points à 5.614,38 points, dans un volume d’échanges limité de 3 milliards d’euros. Lundi, il avait fini sur une petite progression de 0,10%.

La cote parisienne, après une ouverture proche de l’équilibre, a accéléré la cadence à la mi-journée, dopée par les bons résultats venus des États-Unis.

"Nous sommes dans une séance assez calmeen volumes et seulement au début de la saison des résultats", a résumé auprès de l’AFP Cédric Besson, gérant et conseiller du président chez Gaspal Gestion.

"Nous avons déjà eu pas mal d’avertissements sur résultats aux États-Unis et un niveau de prévisions négatives assez fort, or nous passons maintenant aux vrais résultats avec un nombre de surprises à venir plus faible", a-t-il ajouté.

"Les banques sont les premières à publier et ce qui est sorti était [conforme aux attentes], voire légèrement meilleur qu’attendu, ce qui aide unpetit peu le marché", a-t-il complété.

JPMorgan Chase a dégagé un bénéfice net trimestriel record de 9,65 milliards de dollars tandis que Goldman Sachs a annoncé des résultats meilleurs que prévu, même si son bénéfice net est en baisse.

Wells Fargo a aussi affiché des bénéfices dépassant les prévisions des analystes.

Par ailleurs, "nous sommes revenus en territoire négatif sur le taux d’emprunt français à dix ans", ce qui profite aux "valorisations des sociétés sensibles aux taux d’intérêt comme Vinci ou Eiffage", a précisé M. Besson.

Les bons chiffres de Burberry au Royaume-Uni ont quant à eux dopé le secteur du luxe, selon lui.

En dehors des publications d’entreprises, les points d’attention du marché "sont les progrès des négociations sino-américaines sur le commerce et la réunion de la Fed le 31 juillet", a-t-il estimé.

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a annoncé lundi une nouvelle réunion téléphonique "à haut niveau" cette semaine entre les négociateurs américains et chinois. Il s’agirait du deuxième appel de ce type en deux semaines.

 Bouygues monte, Michelinà la peine -

La Chine a toutefois rejeté mardi des propos du président américain Donald Trump, qui avait déclaré la veille que Pékin était désormais forcé de signer un accord commercial en raison du ralentissement économique chinois.

Sur le front des indicateurs, le moral des investisseurs allemands s’est de nouveau replié en juillet, à -24,5 points, alors que les analystes prévoyaient une remontée.

Les ventes au détail aux États-Unis ont de leur côté augmenté plus que prévu en juin.

Outre-Atlantique toujours, la production industrielle est restée inchangée en juin (+0,0%) comparé à mai, tandis que les stocks des entreprises manufacturières et de distribution ont légèrement augmenté en mai, un peu en dessous des prévisions des analystes.

Du côté des valeurs, Bouygues a gagné 2,78% à 32,90 euros après le lancement officiel lundi, par la France, de sa procédure d’attribution des fréquences 5G. Orange a grappillé pour sa part 0,19% à 13,33 euros tandis qu’Iliad, maison mère du groupe Free, a reculé de 1,77% à 94,30 euros.

Le secteur du luxe a été tiré par les bons résultats de Burberry au Royaume-Uni. Kering a pris 2,06% à 530,60 euros, Hermès 0,28% à 634,00 euros et LVMH 1,38% à 385,30 euros. Ce dernier a annoncé lundi prendre une participation dans la maison de la créatrice britannique Stella McCartney, qui avait quitté en 2018 le giron du groupe concurrent Kering.

Aidées par les bonnes publications de leurs homologues américaines, les valeurs bancaires ont terminé bien orientées : Société Générale, qui va céder sa filiale aux Antilles, a pris 1,25% à 23,10 euros, BNP 0,85% à 43,21 euros et Crédit Agricole 1,00% à 11,12 euros.

Renault a également fini dans le vert (+0,34% à52,59 euros) en dépit de ventes mondiales qui ont baissé de 6,7% au premier semestre, à 1,9 million de véhicules. Le constructeur automobile est toutefois parvenu à maintenir ses parts de marché.

jra/vac/LyS

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