La Bourse de Paris revient au-dessus des 5.300 points grâce au luxe et au pétrole (+0,91%)

La Bourse de Paris a terminé en hausse (+0,91%) mercredi, repassant au-dessus des 5.300 points grâce au dynamisme des secteurs du luxe et du pétrole, malgré les tensions commerciales toujours patentes.

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La Bourse de Paris revient au-dessus des 5.300 points grâce au luxe et au pétrole (+0,91%)

L’indice CAC 40 a pris 48,34 points, à 5.332,13 points, dans un volume d’échanges moyen de 3,3 milliards d’euros. La veille, il avait fini en petite hausse de 0,27%.

La cote parisienne s’est inscrite dans le vert dès l’ouverture et a gagné progressivement en vigueur au fil de la séance.

"Le rebond semble se confirmer, avec un indice parisien qui progresse et qui se comporte mieux queles autres places européennes, grâce aux bonnes performances de ses poids lourds du luxe et du pétrole", a relevé auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant Bleu Gestion.

"Les bons résultats d’Hermès et les informations autour d’une éventuelle reprise de la maison de mode italienne Salvatore Ferragamo", malgré le démenti de la famille, ont fait monter le secteur, a-t-il détaillé.

La famille contrôlant la maison a nié mercredi toute volonté de vendre sa participation, après des informations en ce sens, mais le titre s’est quand même envolé à la Bourse de Milan.

"La forte hausse des cours du brut avec un baril qui s’approche des 80 dollars pour le brent européen ont également permis une forte progression des titres pétroliers", a-t-il ajouté.

"L’importance de ces deux secteurs dans le CAC 40contrebalance la fragilité des autres valeurs, en particulier les banques, selon lui, dans le sillage de leurs voisines italiennes, qui subissent encore les soubresauts autour du budget italien".

Le prochain budget donne lieu à des discussions serrées entre les deux poids lourds de la majorité, le Mouvement Cinq Etoiles , dont M. Di Maio est le chef de file et la Ligue (extrême droite) que dirige l’autre vice-Premier ministre Matteo Salvini.

Ce dernier défend l’idée d’une grande baisse des impôts passant par une "flat tax" comportant deux taux uniques de 15 et 20%, tandis que M. Di Maio défend le projet d’un revenu de citoyenneté, sorte de revenu universel dont les contours sont encore à préciser.

Ces deux réformes ont un coût très élevé, quelque 10 milliards d’euros pour le seul revenu de citoyenneté, et des arbitragesseront nécessaires, qui génèrent une certaine tension entre les deux principaux actionnaires du gouvernement populiste italien.

Les indicateurs du jours, à savoir la baisse des prix à la production en août aux Etats-Unis et le recul de la production industrielle en zone euro en juillet n’ont pas eu d’impact significatif.

- Hermes en tête du CAC 40 -

En matière de valeurs, Hermès a pris la tête de l’indice avec une hausse de 3,93% à 554,80 euros, soutenu par un bond de 17% de son bénéfice net au premier semestre.

Dans son sillage et celui de l’italien Ferragamo, LVMH a gagné 2,39% à 290,75 euros et Kering 3,43% à 455,30 euros.

Les valeurs pétrolières ont profité du dynamisme des cours du baril. TechnipFMC a progressé de 3,76% à 26,24 euros et Total de 1,70% à 53,88 euros.

Les valeurs minières ont aussi été bien orientées, à l’instar d’ArcelorMittal (+2,63% à 25,17 euros) et d’Eramet (+4,38% à 70,35 euros).

Carrefour a profité (+1,97% à 16,29 euros) d’un relèvement de sa recommandation par Oddo BHF.

A l’inverse, Nexans a été pénalisé (-4,02% à 24,60 euros) par un abaissement de la sienne par Credit Suisse.

Les valeurs technologiques ont souffert d’une dégradation du secteur par Goldman Sachs. STMicroelectronics a perdu 3,84% à 15,26 euros et Soitec de 3,61% à 60 euros.

Les banques ont été fragilisées par les déclarations italiennes, Société Générale reculant de 1,11% à 35,17 euros, Crédit Agricole de 0,51% à 12,09 euros, Natixis de 0,31% à 5,78 euros et BNP Paribas de 0,06% à 50,60 euros.

Tessi a chuté de 10,42% à 159 euros, affaibli par un recul de 11,3% de ses résultats au premier semestre, qu’il a en partie expliqué par un effet de base négatif après une très bonne année 2017.

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