La Bourse de Paris stable avant la suite des résultats américains

La Bourse de Parisétait stable lundi matin (+0,04%), les investisseurs jouant la carte de l’atermoiement avant la suite des résultats de banques américaines et la concrétisation d’un accord dans la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis.

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La Bourse de Paris stable avant la suite des résultats américains

A 09H37 , l’indice CAC 40 montait de 2,21points à 5.504,91 points. Vendredi, l’indice phare de la cote parisienne a fini en hausse de 0,31%, à son plus niveau depuis début octobre.

"La saison des résultats va être le principal marqueur de la semaine, faute d’indicateurs économiques vraiment prompts à avoir un impact sur lemarché durablement", estiment les experts de Saxo Banque.

"En fait, les investisseurs vont surtout être attentifs aux prévisions concernant les prochains trimestres sachant qu’une incertitude pèse encore sur la dynamique économique mondiale, malgré la relance chinoise", poursuivent-ils.

La tendance du marché pourrait ainsi évoluer après la publication des résultats des banques américaines Citigroup et Goldman Sachs dans l’après-midi. En France, les publications trimestrielles continuent de s’enchaînent également.

Par ailleurs, les investisseurs étaient pressés de voir enfin un accord dans la guerre commerciale que se livrent depuis janvier la Chine et les Etats-Unis.

Washington a laissé entrevoir la perspective de la fin de la guerre commerciale avec la Chine qui pourrait faire rebondir la croissance mondiale, sans fixer de date pour parvenir à un accord commercial âprement négocié depuis janvier. Les deux parties devaient avoir des discussions par téléphone cette semaine.

Sur le même sujet, négociateurs japonais et américains se retrouvent lundi et mardi à Washington pour des négociations commerciales voulues par Donald Trump avec l’espoir de résoudre rapidement une partie de leurs différends.

Le ministre français des Finances Bruno Le Maire a prévenu de son côté vendredi à Washington que l’Europe était "prête à riposter" en cas de sanctions américaines contre l’UE et Airbus,plaidant pour une "solution à l’amiable" afin de régler ce différend.

Sur le Brexit, les discussions entre le gouvernement britannique et l’opposition travailliste pour trouver un compromis sur le Brexit devaient se poursuivre cette semaine avec pour objectif de "faire le point" aprèsles vacances de Pâques.

Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a recommandé au secteur financier de continuer à se préparer à tous les scénarios possibles entourant la sortie de la Royaume-Uni de l’Union européenne.

Initialement prévu le 29 mars, puis repoussé au 12 avril, le Brexit est désormais fixé au 31 octobre au plus tard, pour laisser le temps à Londres de trouver une solution permettant d’éviter un divorce sans accord.

L’agenda économique était très allégé ce lundi mais il devait s’étoffer dès mardi, avec l’indice ZEW du sentiment des investisseurs allemands tout comme la production manufacturière aux Etats-Unis (mars).

 Publicis a le vent en poupe -

Publicis grimpait de 4,41% à 49,27 euros, après avoir confirmé dimanche ses objectifs pour 2019 et annoncé l’acquisition d’Epsilon, un spécialiste américain du marketing ciblé, pour 4,4 milliards de dollars.

Vivendi avançait de 0,99% à 26,54 euros, porté par la hausse de 10,7% de son chiffre d’affaires à 3,46 milliards d’euros, pour le premier trimestre, grâce notamment à la progression d’Universal Music Group (UMG).

Vinci cédait 0,54% à 89,18 euros. Le groupe réclame "plusieurs centaines de millions d’euros" à l’Etat en guise de compensation à l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes dont il devait être le concessionnaire.

Precia avançait de 1,81% à 169 euros, le chiffre d’affaires 2019 du groupe devrait dépasser dès cette année son objectif 2020.

Dassault Aviation cédait 0,07% à 133,95 euros. L’homme d’affaires indien Anil Ambani, proche du Premier ministre indien Narendra Modi, a bénéficé de l’annulation de plus de 140 millions d’euros de redressement fiscal par la France, au moment où se négociait la vente de 36 avions de combat Rafale de Dassault à l’Inde.

EDF gagnait 1,73% à 12,33 euros, après une information parue lundi dans Le Parisien, selon laquelle Emmanuel Macron s’apprête à donner son feu vert à unmouvement de renationalisation, au moins partielle, des activités nucléaires d’EDF.

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