(Taux brut, soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique de 30% (PFU ou Flat Tax), ou sur option, à l'imposition sur vos revenus, ajoutés des prélèvements sociaux.)
(Taux épargne réglementée nets d'impôts et des prélèvements sociaux, taux en vigueur au 1er janvier 2018, jusqu'au 1er février 2020)
(Taux nets après déduction de la Flat Tax de 30% sur les placements épargne logement ouverts après le 1er janvier 2018).

La Bourse de Paris temporise (-0,07%) après la Fed

La Bourse de Paris a terminé sur une note hésitante (-0,07%) jeudi, cherchant un second souffle après avoir digéré les annonces de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui s’est montrée particulièrement accommodante.

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La Bourse de Paris temporise (-0,07%) après la Fed

L’indice CAC 40 a perdu 3,81 points à 5.378,85 points, dans un volume d’échanges modéré de 3,2 milliards d’euros. La veille, il avait fini en recul de 0,80%, rompant avec sept séances de hausse d’affilée.

La cote parisienne a ouvert à l’équilibre, avant de connaître une petite baisse de régime à mi-séance, puis de se stabiliser à nouveau.

"Le marché n’apas eu peur de la Fed. Il s’est un peu stabilisé et cherche une nouvelle direction", a relevé auprès de l’AFP Cédric Besson, gérant et conseiller du président chez Gaspal Gestion.

La Réserve fédérale américaine a annoncé mercredi qu’elle abandonnait l’idée de relever sestaux d’intérêt cette année, dans la perspective d’un ralentissement plus marqué de la croissance aux Etats-Unis et d’une inflation toujours plus contenue.

Elle a également annoncé qu’elle cesserait en septembre de réduire son portefeuille de bons du Trésor, accumulé à son bilanaprès la crise.

De son côté, la Banque d’Angleterre a maintenu ce jeudi son taux directeur inchangé à 0,75%, jugeant que "les incertitudes autour du Brexit continuent de peser sur la confiance et l’activité économique à court terme".

"C’était important que la Fed rétablisse un tout petit peu son discours parce qu’en début d’année, elle a été un peu paniquée et dit qu’elle serait patiente", faisant prévoir à certains une possible baisse des taux à moyen terme, a rappelé M. Besson.

Or, cette fois, "elle a dit qu’elle ne procèderait pas à des hausses de taux en 2019 mais qu’elle envisageait de les monter en 2020", a-t-il poursuivi.

Pour autant, plusieurs sujets de préoccupation restaient présents dans l’esprit des investisseurs, à l’instar des négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, qui sont "en train de s’enliser un peu même si le marché a anticipé dans ses prix que l’issue serait favorable, ce qui est loin d’être gagné", selon M. Besson.

Quant au Brexit, "la probabilité d’un Brexit dur a fortement réaugmenté", a-t-il poursuivi, estimant que "l’Europe ne peut pas accepter d’aller au-delà des élections européennes et ne peut pas accepter que les Britanniques votent pour celles-ci".

"Et si le point d’achoppement qui est l’Irlande est sans solution, redonner du temps ne sert à rien", donc un nouveau vote sur le même accord doit être accepté, a avancé l’expert.

Les dirigeants européens ont mis le Royaume-Uni au pied du mur jeudi, en avertissant qu’un nouveau rejet de l’accord de Brexit par les députés britanniques déboucherait sur un divorce chaotique, à huit jours de la date butoir du 29 mars.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a conditionné le report du Brexit de trois mois, au 30 juin, réclamé par la Première ministre Theresa May, à l’adoption de l’accord qu’elle veut soumettre pour la troisième fois aux élus britanniques "aussi vite que possible".

Du côté des indicateurs, les demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux Etats-Unis se sont inscrites en baisse, selon les données du département du Travail publiées jeudi.

 Les semi-conducteurs bien orientés -

Sur le terrain des valeurs, EssilorLuxottica a chuté de 6,55% à 98,12 euros, pénalisé par la crise à son sommet. Six mois à peine après la naissance du groupe, le camp italien a rejeté mercredi la responsabilité de la crise de gouvernance sur la partie française. Le PDG d’Essilor et vice-PDG délégué du géant mondial de l’optique a qualifié de "mensongères" les accusations à son encontre.

Elior a perdu 4,37% à 12,05 euros après avoir annoncé être "récemment entré" en discussions exclusives avec le fonds PAI Partners pour la vente de sa filiale de restauration de concession Areas.

Sodexo a souffert poursa part (-2,61% à 97,78 euros) d’un abaissement de la recommandation de Goldman Sachs à "vendre" contre "neutre" auparavant.

SMCP a plongé de 7,41% à 14,63 euros, fragilisé par des perspectives inférieures aux attentes même si la maison mère des marques de prêt-à-porter Sandro,Maje et Claudie Pierlot (SMCP) a multiplié par près de huit son bénéfice net en 2018 par rapport à 2017.

Stallergenes Greer a décollé de 41,70% à 36,70 euros, le cours évoluant mécaniquement en direction des 37 euros par titre, qui correspondent à l’offre de rachat annoncée jeudi par le fonds d’investissement Ares Life Sciences, propriété de la richissime famille suisse Bertarelli, qui détenait déjà 83,9% du capital du laboratoire.

Les titres liés aux semi-conducteurs ont été portés par les résultats jugés rassurants pour le secteur de l’américain Micron Technology, à l’instar de STMicroelectronics (+4,39% à 14,85 euros) et Soitec (+2,51% à 71,55 euros).

jra/tq/eb

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