La Bourse de Paris termine en baisse, dans l'attente d'un signal de la Fed (-0,31%)
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La Bourse de Paris termine en baisse, dans l’attente d’un signal de la Fed (-0,31%)

La Bourse de Paris a terminé en petite baisse mardi (-0,31%), dans un marché concentré sur la thématique monétaire, à la veille d’une intervention du président de la Banque centrale américaine (Fed) et de la publication des minutes de l’institution.

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La Bourse de Paris termine en baisse, dans l’attente d’un signal de la Fed (-0,31%)

L’indice CAC 40 a perdu 17,09 points à 5.572,10 points, dans un volume d’échanges faible de 2,6 milliards d’euros. La veille, il avait fini à l’équilibre .

La cote parisienne a débuté légèrement dans le rouge sans parvenir à s’en extraire.

"C’est un marché attentiste, qui s’est un peu rattrapé à la fin de la journée"après avoir plus fortement baissé plus tôt dans la journée, a relevé auprès de l’AFP Alexandre Baradez, analyste chez IG France.

Selon lui, "les choses sérieuses vont commencer demain" avec l’intervention de Jerome Powell devant le Congrès - qui se poursuivra jeudi - mais aussi avec la publication des minutes de la dernière réunion monétaire de la Fed.

Le marché s’attend à ce que l’institution américaine baisse ses taux d’intérêt lors de la réunion du Comité de politique monétaire (FOMC) les 30 et 31 juillet. Dans ce contexte, "il va essayer de décelerdans toutes les communications de la part de la Fed si cette probabilité reste toujours très élevée, si elle s’accroit ou si elle diminue", a expliqué M. Baradez.

Toutefois, depuis la publication vendredi d’un rapport solide de l’emploi américain, les acteurs du marché tablent sur une politique monétaire moins accommodante qu’anticipé quelques semaines auparavant.

Aussi, "en toile de fond, il y a toujours l’ombre de Donald Trump : que va répondre Jerome Powell aux demandes insistantes de la part de l’administration américaine par rapport à la Fed ?", a soulignél’analyste.

La Fed est pressée par le président américain et les marchés de baisser les taux d’intérêt pour soutenir la première économie du monde, qui donne des signes de ralentissement alors qu’elle vient d’enregistrer la plus longue période d’expansion de son histoire.

 Les minières souffrent -

Sur le terrain des valeurs, le secteur minier a souffert. Eramet a plongé de 7,97% à 52,22 euros, ArcelorMittal s’est enfoncé de 5,50% à 14,56 euros et Arkema a perdu 1,07% à 76,20 euros dans un contexte économique global toujours délicat.

ArcelorMittal a par ailleurs annoncé la fusion de ses entités France et Atlantique et Lorraine dans une structure qui regroupe notamment les usines de Dunkerque et Florange avec le siège de Saint-Denis et différents sites industriels.

Les valeurs automobiles, elles aussi sensibles à laconjoncture, ont reculé, à l’instar de Faurecia (-4,83% à 36,86 euros), Plastic Omnium (-4,55% à 20,79 euros) ou Valeo (-4,21% à 25,71 euros).

Mersen a perdu 1,24% à 31,75 euros dans la foulée de l’acquisition de capacités d’actifs de production de graphite aux Etats-Unis, pour répondre à la demande d’un marché porteur.

Safran a terminé en baisse de 0,54% à 128,95 euros. Le groupe a choisi d’implanter sa nouvelle usine à Feyzin, au sud de Lyon, avec 26 millions d’euros d’aides publiques et 250 emplois à la clé.

De son côté, Boiron a perdu 3,60%à 37,50 euros. Emmanuel Macron a donné son feu vert à un déremboursement total de l’homéopathie, selon le journal Les Echos. Ce déremboursement serait étalé sur deux ans.

Enfin, Poxel a lâché 0,72% à 6,86 euros malgré la publication de premiers résultats positifs d’une étudeclinique sur son médicament le plus avancé, l’Imeglimine, ciblant le diabète de type 2.

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