Gagner en bourse en ne faisant rien ? Avec un peu de chance...

Pour gagner en bourse, être fainéant peut être un avantage. En effet, sur les marchés actions, le temps joue en votre faveur. Décryptage du lazy investing, ou comment gagner en bourse tout en restant paresseux. Attention toutefois aux pièges de cette méthode simpliste, réservée aux novices en bourse.

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Lazy investor, investisseur passif

Être un "lazy investor", un investisseur paresseux, c’est tendance depuis quelques années. Les blogs vaguement financiers n’en finissent plus sur ce sujet vieux du "Lazy investment", vieux comme la crise boursière de 1929. Cela n’a absolument rien de nouveau, mais tout le monde en parle. Un éclairage d’un lazy boursicoteur s’étant fait rincé en 2000 et 2008 semblait donc nécessaire. Certains lazy investors pourraient en effet se réveiller, à l’approche de leur retraite, avec une valorisation de leur portefeuille boursier pas véritablement à la hauteur espérée.

Les idées simples ne sont pas toujours les meilleures

L’idée est simple. Afin de gagner en bourse, il ne faut pas être sous la contrainte d’un horizon de placement. C’est à dire ne pas être certain d’être en plus-values à un date donnée. Si vous investissez régulièrement, sans vous soucier de l’évolution des marchés financiers, votre portefeuille sera en plus-values, au bout d’un certain temps... Ou plutôt d’un temps certain, que personne ne peut connaître par avance. Ce n’est pas la méthode d’investissement la plus performante en bourse, mais pour les novices en bourse, de loin la plus simple.

Stratégie la plus simple : investir régulièrement

Cette stratégie du paresseux, dite de la brute, du bourrin ou encore de l’éléphant dans les salles de marché, a l’avantage de n’impliquer aucune décision de la part de l’investisseur, durant toute sa période d’épargne. Ce dernier investit toujours la même somme, régulièrement, par exemple tous les mois, 200€. Ainsi, que les marchés soient haussiers ou baissiers, peu importe. C’est en jouant sur un prix moyenné que l’investisseur paresseux pense tirer son épingle du jeu. Votre courtier vous dirait qu’en cas de marché haut perché, pour 200€ vous achetez moins de papier (de titres), et qu’en cas de marché baissier, vous en achetez plus (puisque les cours ont chuté, pour 200€, vous en avez donc plus). C’est évidemment qu’une vue purement financière, puisque le lazy investor se moque des cours. Son prix de revient est moyenné, à chacun de ses versements. Et ce n’est donc évidemment pas optimal... Puisque il continue d’investir même dans un marché haussier si son prix moyen d’acquisition est dépassé. Les traders du Sud-Ouest parlent dans ce cas de bourdasses, moyenner son prix de revient à la hausse. Pas glop.

Et ce jeu s’arrête quand ?

Quelques années plus tard, notre investisseur paresseux, en surpoids d’une dizaine de kilos, songe à se retirer de ce monde actif, trop épuisant à son goût. L’heure de sa retraite est proche de sonner. Avant sa prise de bénéfices, il devra cesser d’investir afin de pouvoir retirer son capital. Car ne l’oublions pas, l’objectif est bien de réaliser des plus-values à terme. Il pourra alors effectuer le contraire, à savoir, désinvestir de façon régulière, afin de ne toujours pas avoir à prendre de décision. Là encore, ce ne sera pas la meilleure méthode, mais de loin, la plus simple pour le cerveau de notre investisseur grassouillet.
Attendre des conditions de sorties favorables. Il faudra donc choisir le bon moment pour liquider son portefeuille. Et surtout avoir le temps d’attendre une période favorable ! Et c’est bien là que le problème de cette méthode d’investissement se pose. Et si les marchés financiers chutent pendant 20 mois alors que je souhaitais retirer mon argent pour aller bronzer aux Bahamas ? Et bien non. Tu iras ramasser des châtaignes en Ardèche... Avec tes retraits mensuels de 200€ par mois de ton portefeuille boursier :)

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